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Bande des­si­née : qu'est-ce qu'on lit en ce début octobre ?

Une enfance vio­lente avec La Réparation de Nina Bunjevac, le drôle de quo­ti­dien d'une jeune fille cali­for­nienne avec Imperturbable, de Miranda Tacchia et un conte fan­tas­tique sur les consé­quences du dérè­gle­ment cli­ma­tique avec Pizzly de Jérémie Moreau.

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Nina Bunjevac, La Réparation

Autrice cana­dienne d’origine serbe, Nina Bunjevac s’était déjà retour­née sur son pas­sé dans Fatherland (Ici-​Même, 2014) en exhi­bant de la guerre en ex-​Yougoslavie la figure trau­ma­ti­sante d’un père ter­ro­riste natio­na­liste. Elle se livre encore plus inti­me­ment avec La Réparation. Publié dans la col­lec­tion « 25 images » de l’éditeur
Martin de Halleux, cet album en reprend la contrainte de style : un récit court, sans paroles, dans la lignée du tra­vail de l’illustrateur belge Frans Masereel (1889−1972).
Bunjevac s’empare magis­tra­le­ment de l’exercice et recourt à de bou­le­ver­santes trou­vailles gra­phiques pour reve­nir sur des vio­lences subies pen­dant l’enfance. Une
goutte d’encre ver­sée par sa plume suf­fit pour faire de la feuille blanche une machine
à remon­ter le temps. Et c’est de sa propre main qu’elle va lit­té­ra­le­ment arra­cher de
la page la petite fille mal­trai­tée qu’elle fut autre­fois, pour sécher ses larmes et l’apaiser. Un récit gigogne à la poé­sie poi­gnante, où[…]

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