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HS10 urbanisation Romainville ©Mario del Curto
Mario Del Curto explore la relation de l’homme et du végétal et nous invite à réfléchir au développement d’une « humanité hors-sol ». Son travail est exposé aux Rencontres de la photographie d’Arles. Ici, Astana, au Kazakhstan, en 2015. © Mario del Curto

Urbanisation : l'ombre por­tée des tours maraî­chères

Cela fait des décen­nies que Romainville, en Seine-​Saint-​Denis, est défi­gu­rée à coups de pel­le­teuses et de grues. Mais là, on atteint des som­mets avec la construc­tion de deux serres ver­ti­cales géantes. Pour soi-​disant « renouer avec un pas­sé maraî­cher » détruit. Tata Josiane et moi, on est vertes.

D’après son jour­nal muni­ci­pal, ma ville, Romainville, est tel­le­ment verte, éco­ci­toyenne, déve­lop­pée dura­ble­ment que je me demande si c’est vrai­ment natu­rel tout ce vert, un peu comme les magni­fiques plantes de Tata Josiane… en plas­tique. 

Avant, Romainville était rouge, ouvrière, comme beau­coup de ses consœurs de la Seine-​Saint-​Denis. Sa devise : « Quand une ville est vil­lage. » Située à 3 kilo­mètres de la capi­tale, elle fut, durant des siècles, le jar­din vivrier du ventre de Paris. Un mélange de fermes, d’exploitations maraî­chères et viti­coles, de petits pavillons en meu­lière, de mai­sons en bois, de jar­dins, de forêts. Au début des années 1960, les[…]

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