fbpx

Odile, patronne ouvrière, 17 ans de chan­tier de rénovation

Chaque mois, on demande à quelqu’un·e pour­quoi il ou elle se lève le matin. La réponse en dessins. 

À 44 ans, Odile est patronne ouvrière. Depuis dix-​sept ans, elle pro­pose des chan­tiers de réno­va­tion, qu’elle suit de A à Z. Elle tra­vaille avec six peintres sala­riés, mais aus­si un plom­bier, un menui­sier, un pla­quiste. Que des Égyptiens. 

IMG 0054

Odile a gran­di dans une famille bour­geoise. Une bonne élève, mais pas vrai­ment adap­tée au cadre auquel sa classe sociale la des­tine. À 16 ans, elle com­mence comme ani­ma­trice de Minitel rose, avant de gérer une bou­tique de disques à Paris, à la Bastille. Puis elle est hôtesse au théâtre du Châtelet, où elle milite syn­di­ca­le­ment. « On ne recon­naît que la doci­li­té dans le tra­vail, très tôt j’ai com­pris que ce n’était pas pour moi. » En paral­lèle, elle est femme de ménage. On lui demande un peu de bri­co­lage, elle se forme pour deve­nir peintre-​décoratrice d’intérieur. 


« Le bâti­ment, c’est rare­ment une voca­tion. C’est pour les mau­vais élèves. En géné­ral, les femmes qu’on y croise sont là par choix. À Paris, on doit être une dizaine de patronnes seulement. »



IMG 0059

« J’ai per­du des clients parce que j’étais une femme, j’en ai gagné d’autres. Je suis très désa­gréable d’emblée. On me dit : “T’es une grosse gouine désa­gréable”, mais après on me fout la paix. Avec mes ouvriers, c’est dif­fé­rent. Je ne suis pas une[…]

La suite est réservée aux abonné·es.

identifiez-vous pour lire le contenu
Ou
Abonnez-vous à partir de 1€ le premier mois
Partager
Écrit par
Articles liés
black and white train on track

Faut-​il uti­li­ser le terme « racisé·e » ?

Vous l’avez sans doute déjà lu dans Causette. Vous l’avez cer­tai­ne­ment enten­du dans les débats sur le racisme. Depuis quelques années, l'expression « per­sonnes raci­sées » a fait irrup­tion pour dési­gner, pêle-​mêle, les per­sonnes...