La sélec­tion d'octobre 2019

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Sanseverino & Tangomotán. © Ph.Delacroix

Sanseverino & Tangomotán

Moins média­ti­sé qu’à ses débuts, Sanseverino n’en pour­suit pas moins une tra­jec­toire artis­tique remar­quable. Après le jazz manouche, le big band, la coun­try, le blue­grass, le blues rock, il se lance dans le tan­go avec la même gour­man­dise. Ce nou­vel album est le fruit d’une ren­contre avec Tangomotán, un quar­tet qui rap­pelle les ori­gines ouvrières du genre, allant jusqu’à jouer sur scène en bleu de tra­vail. Sanseverino connais­sait leur musique et atten­dait le bon moment pour jouer un jour du tan­go. Eux rêvaient d’un album avec lui, pour­quoi ter­gi­ver­ser ? Après la créa­tion de douze chan­sons, d’abord jouées sur scène, l’enregistrement se fait au stu­dio Pigalle, à Paris, et la magie opère. La gui­tare élec­trique se mêle aisé­ment au pia­no, vio­lon, ban­do­néon et contre­basse aux­quels s’ajoute une bat­te­rie. Les textes sont tou­jours aus­si foi­son­nants, mali­cieux, pleins d’humour, de ten­dresse et de réfé­rences éclec­tiques, à tel point qu’on se demande Maisoùvatilcherchertoutça ? Les his­toires de per­son­nages allant d’un fac­teur à vélo au monstre des Carpates nous embarquent une fois de plus dans l’univers sin­gu­lier de cet artiste d’exception. É. H.

Sanseverino & Tangomotán. Little Big Music.

Lahs, d’Allah Las.

Nourris au son du folk des 70’s et à la culture surf, les Californiens ­d’Allah Las pro­posent avec Lahs leur album le plus pop depuis leurs débuts, il y a dix ans. Les habi­tués du groupe y retrou­ve­ront tout ce qui rend leur musique atta­chante : arran­ge­ments psy­ché­dé­liques, mélo­dies par­faites, « coole­rie » abso­lue sur fond d’insouciance rêveuse. Comme une carte pos­tale sonore de Los Angeles. Les quatre musi­ciens ont pris le temps pour mettre en boîte leurs nou­velles chan­sons, lais­sant ­remon­ter d’autres influences, sou­ve­nirs de leurs voyages et tour­nées à tra­vers le monde. Aussi léger et lumi­neux qu’un ciel d’été cali­for­nien. C. K.

Lahs, d’Allah Las. Mexican Summer. 

They Found My Body in a Bag, de Bror Gunnar Jansson

Issu d’une famille de musi­ciens, Bror Gunnar Jansson est tom­bé très jeune dans la mar­mite du blues. Multi-​instrumentiste, il se pro­duit en concert en « one-​man band », où il joue en même temps de la gui­tare, de l’harmonica et de la bat­te­rie. Dans They Found My Body in a Bag, son qua­trième disque, il évoque une série de meurtres com­mis en Suède, son pays d’origine, et ce moment de bas­cule où l’âme du meur­trier se fait dia­bo­lique. Dans un texte annexe, il explique que toutes ces morts sont l’œuvre d’hommes envers des femmes et que cela doit ces­ser. Les ­gui­tares doivent autant au grunge qu’au blues et donnent un album âpre et élec­trique qui évoque par­fois Tom Waits. C. K.

They Found My Body in a Bag, de Bror Gunnar Jansson. Éd Miliani. 

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