people sitting near table with laptop computer
© Campaign Creators

Violences sexistes et sexuelles au tra­vail : 70 % des vic­times n’osent pas par­ler à leurs employeurs

Alors qu’en 2019, une femme sur trois déclare avoir subi des vio­lences sexistes et sexuelles ou du har­cè­le­ment sur son lieu de tra­vail, Causette donne la parole à trois mili­tantes et syn­di­ca­listes qui dénoncent un retard et un manque de consi­dé­ra­tion de la part des entre­prises et du gou­ver­ne­ment à l’égard de ces femmes vic­times de vio­lences dans leurs milieux pro­fes­sion­nels. 

#balan­ce­ton­pa­tron. Depuis le 24 novembre der­nier, le hash­tag déferle sur la pla­te­forme Twitter. Sous cette ban­nière, des cen­taines de témoi­gnages de har­cè­le­ments et de vio­lences sexistes et sexuelles au bou­lot. Une libé­ra­tion de la parole qui a lieu alors même que l’on assiste à une vague #MeToo dans le monde du tra­vail depuis 2017. Cinéma, musique, médias, sport, res­tau­ra­tion… tous les milieux pro­fes­sion­nels sont peu à peu tou­chés par ce fléau. 

Lire aus­si : Harcèlement sexiste dans la pub : chez Braaxe, les salarié·es dénoncent un patron tout-​puissant

Combien sont-​ils ces patrons qui pro­fitent de leur pause à la machine à café pour faire des remarques dou­teuses sur la lon­gueur d’une jupe ? Combien sont-​elles ces mains bala­deuses qui sur­prennent les épaules, le dos, les fesses ou la poi­trine d’une col­lègue ? Combien de pro­mo­tions pro­po­sées en échange d’un acte sexuel ? Sur le sujet, les chiffres sont édi­fiants. En effet, selon une enquête de l’institut Jean Jaurès, une femme sur trois a déjà été har­ce­lée ou agres­sée sexuel­le­ment sur son lieu de tra­vail en 2019. Ces vio­lences, au cœur des inéga­li­tés et des pro­ces­sus de domi­na­tion, prennent des formes mul­tiples : psy­cho­lo­giques, morales, ver­bales, phy­siques et/​ou sexuelles. Avec pour consé­quences, une muta­tion for­cée, un licen­cie­ment, une perte totale de confiance en soi et[…]

La suite est réservée aux abonné·es.

identifiez-vous pour lire le contenu
Ou
Abonnez-vous à partir de 1€ le premier mois
Partager
Articles liés
Causette Final 1e

Racisme sur Tinder

On vote à gauche, on est à fond pour la mixité, les droits des femmes et des minorités itou. Et quand on va draguer sur Tinder, on balaie d’un doigt tout profil de prétendant·e de couleur. Oups !