Advertisement
woman in white long sleeve shirt and white pants doing exercise
© Nguyễn Hiệp

Don du sang : « Prenez le relais : un mois pour tous donner »

Jusqu’au 9 juillet prochain, l’Établissement Français du Sang (EFS) lance une campagne de mobilisation pour rappeler aux Français·es l’importance de donner son sang et renflouer les stocks, actuellement au plus bas.

« Prenez le relais : un mois pour tous donner. » Tel est le slogan de la nouvelle campagne de l’Établissement français du sang (EFS) lancée ce mercredi 9 juin. L’objectif est simple : récolter 40 000 dons en un mois, afin de pallier le manque. « Le seuil critique est à 85 000 doses et actuellement, nous y sommes » a expliqué François Toujas, président de l’EFS, lors d’une conférence de presse. Or, pour être dans une situation confortable, il faut que le stock soit « entre 95 000 et 100 000 doses de concentré de globule rouge ». Alors, 6000 points de collectes (mobiles ou dans un site fixe) vont être déployés pour accueillir le public, dans l’espoir d’attirer 300 000 nouveaux donneur·euses.

campagne nous sommes donneurs
La nouvelle campagne de dons de l’EFS.

Une baisse qui s’explique en partie par la reprise des actes médicaux reportés en raison de la saturation des hôpitaux par les cas de Covid-​19. Ajoutez à cela une année de pandémie qui a privé l’EFS de deux de ses principaux viviers de donneur·euses : les universités et les entreprises. 25 % des dons viennent des collectes mobiles organisées dans ce cadre.

Le don du sang, compatible avec la vaccination

Cette nouvelle campagne, en plus de sensibiliser les Français·es à l’importance du don, vise surtout à les fidéliser en créant un sentiment de communauté. « Le but n’est pas seulement de donner, mais de devenir donneur·euses » explicite François Toujas. Le cœur de cible : les moins de 30 ans, qui représentent 30 % des dons. L’EFS a mis des moyens à hauteur de ses exigences et un spot publicitaire ventant l’importance d’être un·e donneur·euse régulier·ère sera diffusé à la télévision et sur les réseaux sociaux de l’établissement.

Un autre élément a impacté négativement les dons : les fake news. Ces derniers mois et depuis l’arrivée des vaccins contre le coronavirus, les fausses nouvelles redoublent. Pascale Richard, directrice médicale de l’institution, rappelle : « Il n’y a pas de contre-​indication, pas d’ajournement pour les personnes vaccinées qui souhaitent donner. Il n’y a aucun risque pour les receveurs. Dans le même ordre d’idée, il n’y a eu aucun cas de contamination au Covid-​19 par le sang. » Alors comme on dit au sein de l’EFS : « Partagez votre pouvoir, donnez votre sang ! » Vous savez ce qu’il vous reste à faire…

Lire aussi l #Les20000 : l’Agence de biomédecine veut trouver de nouveaux donneurs de moelle osseuse, jeunes et masculins de préférence

Partager

Cet article vous a plu ? Et si vous vous abonniez ?

Chaque jour, nous explorons l’actualité pour vous apporter des expertises et des clés d’analyse. Notre mission est de vous proposer une information de qualité, engagée sur les sujets qui vous tiennent à cœur (féminismes, droits des femmes, justice sociale, écologie...), dans des formats multiples : reportages inédits, enquêtes exclusives, témoignages percutants, débats d’idées… 
Pour profiter de l’intégralité de nos contenus et faire vivre la presse engagée, abonnez-vous dès maintenant !  


Idées Cadeaux Causette

Une autre manière de nous soutenir…. le don !

Afin de continuer à vous offrir un journalisme indépendant et de qualité, votre soutien financier nous permet de continuer à enquêter, à démêler et à interroger.
C’est aussi une grande aide pour le développement de notre transition digitale.
Chaque contribution, qu'elle soit grande ou petite, est précieuse. Vous pouvez soutenir Causette.fr en donnant à partir de 1 € .

Articles liés
112016 femmes victimes violence 1

Violences faites aux femmes : le 3919 en danger ?

Pour étendre les horaires du numéro d’écoute dédié aux femmes victimes de violences, le gouvernement souhaite lancer un marché public. Une décision qui alarme la Fédération nationale solidarité femmes (FNSF), en charge de la ligne depuis sa création...