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Le féti­chisme des pieds dans les contes

causette 110 pieds
© Grégoire Gicquel pour Causette

Chaque mois, un cher­cheur, une cher­cheuse, nous raconte sa thèse sans jar­gon­ner. Dans le conte de Perrault, Cendrillon passe de l’oppression fami­liale à une vie mari­tale grâce à ses petits pieds. De là à lui trou­ver une paren­té avec les Asiatiques aux pieds ban­dés, il n’y a qu’un (petit) pas opé­ré par Yu-​pei Kang. Spécialisée dans les études de genre, la cher­cheuse étu­die les contes de fées au prisme du pied*.

Causette : Vous affir­mez que, dans les contes de fées, on trouve une forte occur­rence du pied. Souvent, l’objectif est de plaire aux hommes…
Yu-​pei Kang : Je suis par­tie des ­dif­fé­rentes ver­sions de Cendrillon, qui, toutes, racontent l’histoire d’un prince retrou­vant l’escarpin per­du d’une jeune fille pauvre. L’amour exclu­sif du prince, qui se foca­lise sur cet escar­pin, porte un nom, le féti­chisme du pied, qui s’est révé­lé récur­rent dans les contes de fées euro­péens et chi­nois. On peut citer Mélusine, dont les pieds sont sacrés ; Les Souliers rouges, d’Andersen ; Les Souliers au bal usés, des frères Grimm… Et, bien sûr, La Petite Sirène, qui sacri­fie sa voix pour obte­nir deux jolis pieds afin d’épouser le prince. Si ces héroïnes font de leurs pieds un « ins­tru­ment » de conquête, cette même conquête les conduit à leur perte !

Vous vous êtes par­ti­cu­liè­re­ment[…]

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