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© Jan Quirin Maschinki pour Causette

Chirurgie esthé­tique : injec­tion ou injonc­tion ?

« Bistouri or not bis­tou­ri ? » Telle est la ques­tion, pour bien des femmes, fémi­nistes, qui com­battent les dik­tats de beau­té. Pour cer­taines, cela vire par­fois au dilemme cor­né­lien.

« D’un côté, je me dis : “Ça ne te res­semble pas, la chi­rur­gie esthé­tique, ça n’est plus toi.” De l’autre, je pense qu’il faut aus­si savoir entendre sa propre souf­france. » Marie-​Ève a réa­li­sé une pre­mière réduc­tion mam­maire à 18 ans. Aujourd’hui, à 30 ans, la ques­tion se pose à nou­veau pour elle, car ses seins, avec le temps et les fluc­tua­tions hor­mo­nales, ont beau­coup regros­si. « C’est ma phy­sio­lo­gie », explique-​t-​elle. Sauf qu’entre-temps, un autre chan­ge­ment pro­fond a ébran­lé la jeune femme. Elle est deve­nue fémi­niste. De quoi com­pli­quer le tableau. « Mais est-​ce qu’être fémi­niste, ça ne consiste pas jus­te­ment à être en accord avec son corps ? Et si oui, de quelle manière ? Avec son corps “intact” ou avec un corps que l’on aurait embel­li pour mieux en prendre soin, pour l’aimer un peu plus ? »

Il y a celles qui se prennent la tête et celles qui refusent tout état d’âme. À 52 ans, Lyliane est une mul­ti­ré­ci­di­viste[…]

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