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Congé pater­ni­té : laissez-​moi pou­pon­ner !

Ils atten­daient qu’on leur tende la perche. À la suite de notre appel à témoi­gnages sur le congé paternité,des dizaines d’hommes nous ont écrit pour nous dire leur frus­tra­tion quant à ces jours d’autarcie trop brève avec leur conjointe et ce nou­vel être qui venait de faire irrup­tion dans leurs vies. Comment appri­voi­ser, en un éclair, ce divin enfant et ce nou­veau rôle de père avant de repar­tir au bou­lot ? 

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© Johan Bavman

« Après l’accouchement com­pli­qué de ma femme, je me suis sen­ti seul, inca­pable et igno­rant. Participer aux écho­gra­phies, aux cours de pré­pa­ra­tion, lire des articles, faire de l’haptonomie ne m’avait pas suf­fi­sam­ment pré­pa­ré », raconte Richard, 31 ans. Cet habi­tant de Boucoiran-​et-​Nozières (Gard) a, à la nais­sance de son enfant, cumu­lé son congé pater­ni­té avec deux semaines de vacances, une astuce bien répan­due chez les pères qui nous ont contac­tées. « Il me fal­lait apprendre à connaître notre fille, ses peurs, ses joies, ses dou­leurs, ses besoins. Apprendre aus­si à connaître ma femme deve­nue mère. Ce temps pas­sé m’a per­mis d’apporter le maxi­mum de choses à mon enfant (éveil, ali­men­ta­tion, soin…). Il m’a aus­si per­mis de m’apercevoir que, jusqu’à l’arrivée de ma fille, je me repo­sais incons­ciem­ment sur mon épouse. Et c’est grâce à tout cela que je suis (enfin) deve­nu le père de ma fille. » 

Un néo-​daron sou­hai­tant s’impliquer et pas très sûr de savoir bien faire, c’est le pro­fil type des témoi­gnages qui ont afflué vers nous. Et pour ceux-​là, ces onze jours de congé[…]

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