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Stains of Oxus © Camille Pineau

L’exposition "Double hori­zon" de Soadat Ismailova : une ini­tia­tion spi­ri­tuelle à l’histoire sociale des femmes en Asie centrale

Pour la pre­mière fois en France, le stu­dio natio­nal des arts contem­po­rains, Le Fresnoy, à Tourcoing, expose six films artis­tiques de l'artiste ouz­bèke Saodat Ismailova. Avec Double hori­zon, cette ancienne étu­diante du stu­dio nous fait voya­ger à tra­vers le temps et l'espace. Une balade poé­tique sur le rôle social des femmes en Asie cen­trale, imbri­quant his­toire et spi­ri­tua­li­té. Visite guidée. 

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© Camille Pineau 

À peine entré·es dans l'exposition Double hori­zon que l'œuvre audio­vi­suelle Stains of Oxus, pré­sen­tée sur trois écrans à notre gauche, nous invite à la contem­pla­tion. Créée au Fresnoy, le stu­dio natio­nal des arts contem­po­rains situé à Tourcoing (Hauts-​de-​France), la pre­mière œuvre de Saodat Ismailova, Stains of Oxus, date de 2016, alors que l'artiste était encore étu­diante. Elle raconte le quo­ti­dien des habitant·es du grand fleuve d’Asie cen­trale, l'Amou-Daria, qui font face au fil des géné­ra­tions à la trans­for­ma­tion du pay­sage. Un recueil de témoi­gnages fil­més qui nous trans­porte ins­tan­ta­né­ment dans cette région aux mythes fascinants. 

Autrefois docu­men­ta­riste, Saodat Ismailova, née en 1981 à Tachkent, en Ouzbkékistan, a quit­té l’univers de la vidéo pour s’inscrire dans celui de l’art. Elle dévoile dans cette expo­si­tion, pré­sen­tée au Fresnoy jusqu'au 30 avril, sixvidéosqui dénoncent la sévé­ri­té de la condi­tion fémi­nine en Asie-​centrale et le déclin des res­sources natu­relles, tout en embras­sant la culture ances­trale et la spi­ri­tua­li­té. Une balade poé­tique et poli­tique au cœur des peuples oubliés par l'Histoire occi­den­tale. Dans le cadre de cette expo­si­tion la plas­ti­cienne ,qui vit entre l'Ouzbkékistan et la France, a mis en pers­pec­tive ses œuvres avec celles d'autres d'artistes engagé·es d'Asie cen­trale, met­tant en place un dia­logue artis­tique et informel.

Ici et là, les ins­tal­la­tions de l'artiste recons­ti­tuent l'histoire des der­nières géné­ra­tions de sa famille, ou redonnent vie au tigre de la Caspienne, ani­mal toté­mique exter­mi­né par l’administration russe pour implan­ter des indus­tries dans son habi­tat natu­rel. En mêlant archives,[…]

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