fbpx
dbdr2
Diane Benoit du Rey devant l'une de ses oeuvres en cours © MdB

Dans l’atelier de Diane Benoit du Rey, peintre d’aurore et de lumière

En Seine-​Saint-​Denis, au cœur d'un com­plexe indus­triel réha­bi­li­té, la peintre Diane Benoit du Rey s’empare de cou­leurs et les fixe sur des toiles abs­traites (é)mouvantes. Rencontre avec l'artiste à l'origine d'une nou­velle fresque monu­men­tale à Vitry-sur-Seine. 

De loin, la sil­houette de Diane Benoit du Rey semble frêle. Simple mirage dû aux rayons du soleil qui nimbe la cour du Préàvie, cette ancienne usine de sau­cis­sons recon­ver­tie par Soukmachines en une mul­ti­tude d’ateliers. De près, la peintre dévoile des bras solides, des­si­nés par les mou­ve­ments répé­tés du pin­ceau lis­sant les contours de ses cou­leurs, qui la font por­ter sans effort ses toiles grands for­mats d’un bout à l’autre de son ate­lier, au deuxième étage du bâtiment. 

Art sen­so­riel

Sur le sol, des taches de pein­ture évi­dem­ment, et un réchaud posé à même le béton nu, pour la cafe­tière ita­lienne. Le lieu est spar­tia­te­ment amé­na­gé – quelques livres, du maté­riel et des toiles entre­po­sées -, mais et sur­tout doté de deux grandes fenêtres qui laissent entrer des flots de lumière. 

https://www.instagram.com/p/CbsSEwPoMZd/

Diane par­tage cet ate­lier avec Emmanuel. Autre peintre, autre style, autre rythme de tra­vail, cet oiseau de nuit lui laisse la plu­part du temps le champ libre la jour­née. Cette répar­ti­tion convient à mer­veille à la plas­ti­cienne, contrainte de tra­vailler de concert avec la clar­té diurne. « J’ai peint une fois le soir, je suis par­tie assez contente de moi et puis en reve­nant le len­de­main matin j’ai cru cre­ver de honte à la vue du résul­tat » rigole la tren­te­naire, qui refuse de mon­trer « la croûte ». 

Son style actuel – où « il est ques­tion de lignes, de cou­leurs, de mou­ve­ments, et au-​delà de per­cep­tion, reflet d’un uni­vers pic­tu­ral d’ordre abs­trait et mini­mal » - est le fruit d’un épu­re­ment pro­gres­sif. Sortie de la Haute École des Arts du Rhin (HEAR) il y a 7 ans, Diane a d’abord réa­li­sé des séries de toiles plus figu­ra­tives com­po­sées d’objets for­mels et déjà ces rayons de cou­leurs qui carac­té­risent son tra­vail, mais en arrière-​plan. Des éblouis­se­ments lui donnent petit à petit envie de reca­drer son œuvre sur ces détails, d’« aban­don­ner les pré­textes ». Difficile pour­tant de quit­ter la repré­sen­ta­tion au sor­tir d’une for­ma­tion clas­sique : « l’héritage de la pein­ture contient une grande part de men­tal, dans la[…]

La suite est réservée aux abonné·es.

identifiez-vous pour lire le contenu
Ou
Abonnez-vous à partir de 1€ le premier mois
Partager
Articles liés
marion seclin la copine 007 brute

Marion Séclin, Cyber Sister

Révélée par le site d’infotainment Madmoizelle et désormais figure du paysage médiatique français, la comédienne distille avec pédagogie et humour un féminisme grand public et libérateur sur YouTube. Quitte à s’en prendre plein la gueule.