112 la faim en France ∏ Shutterstock
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Confinement : la faim ne connaît pas la crise

La faim n’a jamais dis­pa­ru. Mais cette année, elle risque de frap­per encore plus dure­ment, alertent ONG et ser­vices publics. En France, « en 2020, ce sont pro­ba­ble­ment 8 mil­lions de per­sonnes » qui auront besoin de l’aide ali­men­taire, a esti­mé Christelle Dubos, secré­taire d’État auprès du ministre des Solidarités et de la Santé, dans une inter­view au jour­nal L’Opinion. Soit une aug­men­ta­tion de 45 % par rap­port aux années pré­cé­dentes. La situa­tion est par­ti­cu­liè­re­ment ten­due en outre-​mer, où le gou­ver­ne­ment redoute une pénu­rie liée aux dif­fi­cul­tés d’approvisionnement des der­niers mois. Risque qui s’accompagne d’une recru­des­cence des vio­lences, a sou­li­gné Annick Girardin, la ministre des Outre-mer.

Aux Restos du cœur, on dis­tri­bue déjà 20 % de repas en plus depuis le début de la crise. Principalement aux « tra­vailleurs domes­tiques, baby-​sitters, per­son­nels sai­son­niers, étu­diants et familles pré­caires, qui ne peuvent plus comp­ter sur la can­tine sco­laire », nou­velles vic­times de la faim, nous a pré­ci­sé l’association. Parallèlement, elle observe aus­si un élan de soli­da­ri­té, por­té notam­ment par les Brigades de soli­da­ri­té popu­laire, des groupes citoyens de dis­tri­bu­tion de colis ali­men­taires et de pro­duits d’hygiène. Cette ini­tia­tive, née d’un mou­ve­ment anti­fas­ciste à Milan (Italie), comp­te­rait sept cents béné­voles en Île-​de-​France, prin­ci­pa­le­ment en Seine-​Saint-​Denis, d’après le maga­zine Basta Mag. À l’échelle mon­diale, l’ONU estime que « le nombre de per­sonnes souf­frant de la faim dans le monde risque de dou­bler », attei­gnant 250 mil­lions d’ici à la fin de l’année. 

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