Liraz : une voix far­si de liberté

L'actrice et chan­teuse Liraz Charhi a bra­vé les inter­dits pour réa­li­ser son nou­vel album, Zan. En far­si et sur­tout en com­pa­gnie de musi­ciens iraniens.

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Zan, de Liraz. Glitterbeat/​Modulor.
Sortie le 13 novembre

Née en Israël de parents juifs ira­niens contraints de fuir le régime isla­miste, l’actrice et chan­teuse Liraz Charhi, 42 ans, plonge sa musique dans ses racines fami­liales. Elle mêle les airs pop et psy­ché chers à Kourosh Yaghmaei ou Googoosh, qui ont fait vibrer les dis­co­thèques de Téhéran dans les années 1960 et 1970, avant la révo­lu­tion, à des beats élec­tro ultra dan­sants. L’exotisme de ce cock­tail pétillant ne doit pas faire oublier aux oreilles occi­den­tales la por­tée poli­tique des textes cla­més en per­san. Ce deuxième album, Zan (« femme » en far­si) est un hom­mage uni­ver­sel aux mères, aux sœurs et aux filles, un appel au chan­ge­ment et à résis­ter face à l’oppres­sion. Dépassant les cultures et les fron­tières, Liraz a ain­si tra­vaillé dans l’illégalité avec des musi­ciens ira­niens dont les noms ont été omis des cré­dits pour garan­tir leur sécurité. 

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