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Sidamnésie gen­rée à l'expo "VIH/​sida, l’épidémie n’est pas finie !" du Mucem

Ce mois-​ci, Dr Kpote revient sur l'expo VIH/​sida, l’épidémie n’est pas finie ! au Mucem, à Marseille, pour en cri­ti­quer le peu de place qui a été accor­dé aux femmes, qu'elles soient malades ou militantes.

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© Jean-​Marc ARMANI/​PINK/​saif images

Pour celles et ceux qui, comme moi, ont mili­té contre le sida dans les années 1980–1990, l’exposition VIH/​sida, l’épidémie n’est pas finie ! au Mucem, à Marseille, était atten­due au tour­nant. L’entrée au musée d’une lutte pou­vant l’inscrire défi­ni­ti­ve­ment dans le pas­sé, les com­mis­saires ont balayé ce risque par le choix du titre, qui prend toute sa valeur au regard de l’objectif « Zéro nou­velle conta­mi­na­tion pour 2030 ». En tout cas, voir l’histoire du com­bat contre le VIH expo­sée aux regards des nou­velles géné­ra­tions, immor­ta­li­sée sur les murs d’un haut lieu de la culture, prouve bien que ce virus a eu une inci­dence sociale et poli­tique majeure dans nos vies.

Sur place, j’ai pas­sé beau­coup de temps devant les pre­miers écrans dif­fu­sant pêle-​mêle la panique morale suin­tant des dis­cours des poli­tiques ou des présentateur·rices des JT de l’époque, les images de l’énorme die in1 rue de Rennes pour la Journée mon­diale de lutte contre le sida du 1er décembre 1994, la[…]

  1. Forme de mani­fes­ta­tion dans laquelle les participant·es simulent la mort.[]

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