Fatima Ouassak : contre le racisme, pour une société écolo et féministe, « ma solution, ce sont les mères »

fatima ouassak marguerite bornhauser pour causette
Fatima Ouassak. © Marguerite Bornhauser pour Causette

Dans le nouvel essai qu’elle vient de publier, La Puissance des mères, Fatima Ouassak propose une « offre politique révolutionnaire » fondée sur une figure clé : les mères. Elle nous a expliqué à quoi ressemblait son modèle de société féministe.

C’est l’un des essais féministes les plus remarqués de la rentrée. « À se procurer absolument, selon Assa Traoré, pour comprendre et croire en la force qui est la nôtre, la révolution que nous pouvons enclencher, le monde que nous avons la possibilité de changer. » L’un des livres qui participent au « souffle de l’émancipation féministe », notait Le Monde des livres.

Dans La Puissance des mères – Pour un nouveau sujet révolutionnaire en librairie depuis le 27 août, la militante féministe, écologiste et antiraciste Fatima Ouassak propose un projet politique inédit, centré sur les mères. Pas « les mamans », et tout ce que cette expression a d’affectif et de dépolitisant, souligne-​t-​elle. Les mères, en tant qu’actrices politiques. Celles qui protègent déjà leurs enfants contre les violences policières. Celles qui réfléchissent, dès la grossesse, à la manière de les nourrir de la manière la plus saine possible. Celles qui participent aux conseils d’école… Bref, des figures engagées qui « peuvent se révéler redoutables dans leurs rapports de force si on touche à un cheveu de leurs petits ». Pour Fatima Ouassak, il y a là un terreau fertile de militantisme. Un terreau de puissance. Interview.

Causette : Votre essai est-​il une réponse à la montée en puissance du mouvement Black Lives Matter, investi, entre autres, par de nombreuses mères dénonçant les violences policières ?
Fatima Ouassak : C’est avant tout une démarche sur le long terme. Ce livre s’inscrit dans un projet politique que je défends depuis cinq ans avec Le Front de mères [syndicat de parents qu’elle a cofondé à Bagnolet, ndlr] et le Réseau Classe/​Genre/​Race, que j’ai fondé. Mais il est vrai que ce projet politique permettrait de répondre à pas mal de sujets qui ont enfin émergé. Le racisme structurel notamment, qui est l’une des questions centrales du livre. Aujourd’hui, elle est même portée par une institution comme le Défenseur des droits. L’un de ses rapports rappelle que nos frères et nos fils, les jeunes hommes non blancs, ont vingt fois plus[…]

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