Capture decran 2024 01 29 a 11.13.49 AM
© Capture écran Libre à vous

Sylvain Tesson réagit à la polé­mique du Printemps des poètes sur France 2

Invité de Laurent Delahousse, ce dimanche 28 jan­vier, Sylvain Tesson répond à la tri­bune publiée par Libération contes­tant sa nomi­na­tion comme par­rain du Printemps des poètes 2024.

Quelle fatigue !” Invité du 20 h de France 2 ce dimanche 28 jan­vier pour pro­mou­voir son livre Avec les fées, l’écrivain a expri­mé son aga­ce­ment dès sa pre­mière prise de parole. Laurent Delahousse l’a en effet invi­té à com­men­ter la polé­mique autour de son nom depuis la publi­ca­tion le 18 jan­vier d’une tri­bune signée par plus de 1200 per­son­na­li­tés mani­fes­tant leur refus de voir l’écrivain comme par­rain du Printemps des poètes en mars 2024. “Je me suis posé une ques­tion : quel est mon crime et qui sont mes juges ?" a‑t-​il répondu.

Il y a près de deux semaines, Libération publiait une tri­bune signée par un col­lec­tif de plus de 1200 per­sonnes de la scène cultu­relle fran­çaise dans laquelle l’écrivain était décrit comme étant une “icône réac­tion­naire”. Selon eux, sa nomi­na­tion venait “ren­for­cer la bana­li­sa­tion et la nor­ma­li­sa­tion de l’extrême droite dans les sphères poli­tique, cultu­relle et dans l’ensemble de la socié­té”.

Pas d’extrême droite mais “réfrac­taire”

Interrogé par Laurent Delahousse sur le carac­tère poten­tiel­le­ment insul­tant du terme “icône réac­tion­naire”, Sylvain Tesson déplore être réduit à la qua­li­fi­ca­tion d’“extrême droite”. “Je veux bien avouer que j’aime ce qui demeure plu­tôt que ce qui s’écroule, je pré­fère admi­rer plu­tôt que révol­ter… On peut dire que je suis réfrac­taire, que je suis une vieille loco­mo­tive plu­tôt qu’une Formule 1. Précisément, la poé­sie et la lit­té­ra­ture, c’est ce que je croyais moi, pauvre naïf, être l’endroit où tout est per­mis, où tout est pos­sible, où tout se contre­dit, se téles­cope, c’est la liber­té.” Selon l’écrivain, qui a éga­le­ment été défen­du par de nom­breuses per­son­na­li­tés poli­tiques à droite, cette polé­mique est “symp­to­ma­tique d’une inca­pa­ci­té à accep­ter que les choses puissent être autre chose que soi-​même”.

De son côté, la direc­trice artis­tique du Printemps des poètes 2024, Sophie Nauleau, a annon­cé, le 26 jan­vier, avoir posé sa démis­sion. Assumant plei­ne­ment le choix de Sylvain Tesson comme par­rain de la 25e édi­tion de la mani­fes­ta­tion cultu­relle, elle dénonce “une cabale effa­rante, conster­nante pour ne pas dire mons­trueuse. Dans ce contexte, aucune parole n’étant audible, j’ai pré­fé­ré réser­ver la mienne au silence”.

Lire aus­si I Plus de 1 200 per­son­na­li­tés contestent la nomi­na­tion de Sylvain Tesson comme par­rain du Printemps des poètes

Partager
Articles liés

Inverted wid­get

Turn on the "Inverted back­ground" option for any wid­get, to get an alter­na­tive sty­ling like this.

Accent wid­get

Turn on the "Accent back­ground" option for any wid­get, to get an alter­na­tive sty­ling like this.