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Ce 19 novembre, nous mani­fes­te­rons contre les vio­lences à l'encontre des femmes

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Pour que nos filles et les filles de nos sœurs connaissent un futur où être femme ne fera plus de nous des proies. Pour faire fondre la rage dans un grand bra­sier de soro­ri­té. Pour #NousToutes.

ÉDITO. Parce que 100 femmes ont été tuées dans un contexte conju­gal en 2022 selon le recen­se­ment du col­lec­tif Féminicides par com­pa­gnons ou ex.
Parce qu'elles sont au moins 120 si on prend celui du col­lec­tif Nous Toutes, qui comp­ta­bi­lise les fémi­ni­cides au-​delà de la sphère conju­gale.
Parce que Gérald Darmanin, qui a recon­nu avoir deman­dé et obte­nu des faveurs sexuelles d'une femme qui lui deman­dait de l'aide en tant qu'élu, est tou­jours ministre de l'Intérieur.
Parce que Damien Abad, visé par une enquête judi­ciaire pour ten­ta­tive de viol, est tou­jours dépu­té.
Parce que Adrien Quatennens, qui a recon­nu des actes de vio­lences conju­gales, envi­sage de reve­nir sur les bancs de l'Assemblée comme si de rien n'était.
Parce qu'encore en sep­tembre, la séna­trice LR Joëlle Garriaud-​Maylam ne voyait pas du tout le pro­blème de conser­ver Patrick Poivre‑d'Arvor, sous le coup d'une enquête judi­ciaire pour viols et agres­sions sexuelles d'une tren­taine de femmes, dans les membres du jury du Grand prix du rayon­ne­ment fran­çais, orga­ni­sé sous l'égide du Quai d'Orsay.

Pour la col­lègue de bureau har­ce­lée sur son lieu de tra­vail ; pour la cama­rade de classe vic­time d'inceste quand elle est entrée en 6ème ; pour cette connais­sance du bahut dont l'ex a fait tour­ner les nudes lorsqu'elle a rom­pu ; pour cette amie qui ne par­vient pas à quit­ter son mari violent à cause des enfants.
Pour ces sœurs incon­nues qui dorment actuel­le­ment dans un centre d'hébergement d'urgence pour échap­per à la ven­geance d'un homme dont elles croyaient l'amour sin­cère.
Pour nos sœurs polo­naises qui sont empê­chées d'avorter ; pour nos sœurs ukrai­niennes vic­times de viols de guerre ; pour nos sœurs afghanes empri­son­nées à domi­cile par les tali­bans ; pour nos sœurs ira­niennes tuées par la police parce que, que vaut leur vie si elle doit être vécue sous le voile ?

Pour que nos filles et les filles de nos sœurs connaissent un futur où être femme ne fera plus de nous des proies.
Pour faire fondre la rage dans un grand bra­sier de soro­ri­té.
Pour #NousToutes : same­di 19 novembre, 14h place la République et dans 40 autres villes de France, mar­chons.

Lire aus­si l Violences envers les femmes : 41 villes fran­çaises orga­nisent une mani­fes­ta­tion Nous toutes samedi

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