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©Maxim Tolchinskiy

Les émis­sions mon­diales de CO2 liées à l’énergie atteignent un nou­veau record en 2022

Si les émis­sions mon­diales de CO2 liées à l’énergie ont encore aug­men­té en 2022 de 0,9 %, elles sont moins éle­vées que pré­vu grâce à l’essor des éner­gies et tech­no­lo­gies vertes.

Les émis­sions mon­diales de CO2 liées à l’énergie ont encore aug­men­té en 2022. Elles ont aug­men­té de 0,9 % pour atteindre désor­mais 36,8 mil­liards de tonnes, a annon­cé ce jeu­di 2 mars l’Agence inter­na­tio­nale de l’énergie (AIE). Un bond tou­te­fois moins éle­vé que pré­vu grâce notam­ment à l’essor des éner­gies et tech­no­lo­gies vertes. « Les impacts de la crise de l’énergie n’ont pas géné­ré la crois­sance mas­sive des émis­sions que nous redou­tions, et ce grâce à la crois­sance remar­quable des renou­ve­lables, des véhi­cules élec­triques, des pompes à cha­leur et des tech­no­lo­gies d’efficacité éner­gé­tique. Sans cela, la crois­sance des émis­sions de CO2 aurait été près de trois supé­rieure », a décla­ré Fatih Birol, direc­teur exé­cu­tif de l’AIE dans un com­mu­ni­qué. 550 mil­lions de tonnes de CO2 sup­plé­men­taires ont ain­si été évi­tées. En 2021, la hausse annuelle des émis­sions liés à l’énergie avait atteint 6 %, après une « année Covid » excep­tion­nel­le­ment en retrait.

« Cependant, nous consta­tons tou­jours une aug­men­ta­tion des émis­sions pro­ve­nant des éner­gies fos­siles, ce qui entrave les efforts visant à atteindre les objec­tifs cli­ma­tiques mon­diaux, a‑t-​il ajou­té. Les entre­prises inter­na­tio­nales et natio­nales de com­bus­tibles fos­siles réa­lisent des béné­fices records et doivent assu­mer leur part de res­pon­sa­bi­li­té, confor­mé­ment à leurs pro­messes publiques d'atteindre les objec­tifs cli­ma­tiques. » À l’image de l’entreprise pétro­lière fran­çaise TotalEnergies qui annon­çait début février des béné­fices records de 19,5 mil­liards d’euros pour l’année 2022, essen­tiel­le­ment grâce à l’envolée des prix du gaz, consé­quence de la guerre en Ukraine.

Lire aus­si I StopTotal : une nou­velle pla­te­forme pour lut­ter contre les pro­fits de TotalEnergies

Au-​delà de l’invasion de la Russie – pre­mier expor­ta­teur de gaz en Europe avant 2022 – en Ukraine, com­ment expli­quer le recours accrus aux autres éner­gies fos­siles – pétrole et char­bon – dans le monde l’année der­nière ? Par les mul­tiples épi­sodes cli­ma­tiques extrêmes qui ont jalon­né l’année 2022 d'une part. Aux États-​Unis par exemple, les émis­sions ont grim­pé de 0,8 % pour faire face aux tem­pé­ra­tures extrêmes. La reprise du tra­fic aérien mon­dial a éga­le­ment entrai­né une hausse des émis­sions liées au pétrole de 2,5%. D’autre part, les émis­sions géné­rées par la com­bus­tion du char­bon – qui, en Asie mais aus­si en Europe, a sou­vent rem­pla­cé le gaz deve­nu trop cher – ont aug­men­té de 1,6 %.

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