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Seringues pour botox (©Wallpaper Flare)

Injections illé­gales de botox : un an de pri­son et deux ans avec sur­sis pour les sœurs se cachant der­rière des cen­taines d'actes

Au moins 600 client·es ont été identifié·es entre jan­vier 2021 et juillet 2023 par les gendarmes.

Des cen­taines d'injections illé­gales de botox et acide hya­lu­ro­nique pro­po­sées sur les réseaux sociaux. C'est ce pour quoi étaient jugées deux sœurs, mer­cre­di, au tri­bu­nal cor­rec­tion­nel de Valenciennes, dans le Nord. Toutes les deux ont été recon­nues cou­pables, rap­porte ce jeu­di Franceinfo.

L'aînée, âgée de 25 ans, a été condam­née à quatre ans de pri­son, dont trois avec sur­sis pour « mise en dan­ger d'autrui » ou encore « exer­cice illé­gal de la pro­fes­sion de méde­cin ». Sa cadette de 22 ans, qui a recon­nu l'avoir assis­tée, a quant à elle été condam­née à deux ans de pri­son avec sursis. 

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Abcès au men­ton, érup­tion cuta­née sévère…

Au moins 600 client·es ont été identifié·es entre jan­vier 2021 et juillet 2023 par les gen­darmes. Près de 30 s'étaient porté·es par­tie civile. Le tri­bu­nal a lis­té les séquelles de ces dernie·ères : abcès au men­ton néces­si­tant une opé­ra­tion d'urgence, érup­tion cuta­née sévère, bouche par­tiel­le­ment para­ly­sée, pau­pières tom­bantes, boules ou tâches sur les lèvres…

Les deux sœurs, qui agis­saient sous le nom de Dr Lougayne sur les réseaux sociaux, ont assu­ré avoir vou­lu « embel­lir » leurs clientes, recon­nais­sant les injec­tions, mais pas les effets secon­daires graves, indique Franceinfo. "C'était une mode sur les réseaux sociaux et j'étais inté­res­sée par embel­lir la femme, c'était ma pas­sion. Je ne mesu­rais pas la gra­vi­té de la chose", a affir­mé l'aînée, diplô­mée d'un CAP esthé­tique en 2020. Le tri­bu­nal cor­rec­tion­nel a deman­dé son main­tien en déten­tion, esti­mant qu'il n'y avait « pas assez de réflexion par rap­port à la gra­vi­té des faits ».

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