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Migrant·es dans l'école désaffectée du 16e arrondissement © Capture d'écran du Twitter Utopia56

Loi immi­gra­tion : "Les femmes migrantes n’ont pas d’autre choix que de conti­nuer à vivre avec la peur au ventre"

Dans la nuit du mar­di au mer­cre­di 20 décembre, la loi immi­gra­tion a été adop­tée en com­mis­sion mixte pari­taire. Violaine Husson, res­pon­sable des ques­tions "genre et pro­tec­tions" au sein de l’association La Cimade, revient sur ce moment et décrypte pour Causette les consé­quences de ces mesures sur les femmes migrantes.

Causette : Comment avez-​vous réagi à l’adoption du texte par la com­mis­sion mixte pari­taire ? 
Violaine Husson : On savait que ce ne serait pas un texte pro­tec­teur pour les per­sonnes étran­gères, mais là, on a quand même la sen­sa­tion d’avoir fran­chi une ligne rouge assez dévas­ta­trice en termes de droits et de liber­tés. On sait que les droits des per­sonnes étran­gères se réduisent comme peau de cha­grin à chaque fois qu’un texte est voté, puis pro­mul­gué, mais on ne pen­sait pas qu’on tom­be­rait aus­si bas. On le voit d’ailleurs, cela a ébran­lé le monde asso­cia­tif, la socié­té civile mais aus­si le monde politique. 

Comment ont réagi les béné­fi­ciaires de votre asso­cia­tion ? Quelles sont leurs craintes ? 
V.H. : Ces per­sonnes sont évi­dem­ment inquiètes de la suite. Elles vont conti­nuer à vivre dans un quo­ti­dien de ter­reur, avec la boule au ventre, quand il s’agira de mar­cher dans la rue, d’aller au tra­vail ou de prendre les trans­ports. Elles réa­lisent qu’il va être de plus en plus dif­fi­cile de vivre serei­ne­ment sur le ter­ri­toire fran­çais. On le constate dans le cadre[…]

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