Sarah Jollien-​Fardel, Prix du Roman Fnac : « J'ai une empa­thie par­ti­cu­lière pour les per­sonnes empêchées »

Lauréate du Prix du Roman Fnac et sélec­tion­née sur la pre­mière liste du Prix Goncourt pour Sa Préférée, Sarah Jollien-​Fardel nous a accor­dé un grand entretien.

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Sarah Jollion-​Fardel © Marie-​Pierre Cravedi

Rédactrice en chef du maga­zine Aimer lire des édi­tions Payot, Sarah Jollien-​Fardel, 51 ans, ne se voit pas encore autrice. Elle se le per­met­tra peut-​être quand elle aura publié un deuxième roman. Pourtant, son pre­mier, Sa Préférée, est une défla­gra­tion. En seule­ment deux cent pages, Sarah Jollien-​Fardel mitraille une langue âpre, au cor­deau, pour dire la vio­lence totale d'un père et d'un mari dans un huis clos fami­lial dans le décor du Valais des années 70–90.

Cette région mon­ta­gnarde de la Suisse romande devient un per­son­nage en soi, mena­çant et étouf­fant, auquel l'héroïne Jeanne veut à tout prix échap­per. Fuir l'implacabilité de la vio­lence pater­nelle. Fuir la lâche­té du vil­lage qui sait mais ne dit rien. Fuir le sou­ve­nir d'Emma, sa sœur aînée qui n'a pas sur­vé­cu à l'inceste : c'est aus­si aban­don­ner Claire, la mère sous emprise, qui résiste aux coups et aux humi­lia­tions quo­ti­diennes en s'enfermant dans des rêves secrets, et c'est la double-​peine d'une enfance sinis­trée. Dès lors, com­ment réus­sir à vivre, même entou­rée de per­sonnes bien­veillantes voire amou­reuses quand, comme Jeanne, on prend un nou­veau départ dans une grande ville ? Et com­ment cas­ser le cycle des vio­lences ? Entretien avec l'autrice de ce roman coup de poing.

Causette : Vous obte­nez ce 8 sep­tembre le Prix du Roman Fnac, qui a la par­ti­cu­la­ri­té d'avoir un jury com­po­sé de 800 per­sonnes (400 libraires et 400 adhérent·es Fnac). Qu'est-ce que cela vous fait ?
Sarah Jollien-​Fardel :
C'est un Prix impor­tant, d'une part parce qu'il est très pres­crip­teur. D'autre part en effet, c'est le nombre de per­sonnes qui élisent votre livre, qui sont pour moi­tié des pro­fes­sion­nels du livre et pour moi­tié des lec­teurs, qui le rend impor­tant. Ce ne sont pas quelques per­sonnes dans un bureau qui, pour des rai­sons d’amitié ou d’inimitié, pour­raient choi­sir un livre donc je suis par­ti­cu­liè­re­ment tou­chée. Touchée éga­le­ment parce que je suis la pre­mière Suissesse à le rem­por­ter. C’est juste énorme pour un pre­mier roman, disons-le.

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Sa Préférée est aus­si sélec­tion­née sur la pre­mière liste du Goncourt, com­ment avez-​vous réagi ?
S.J.-F. :
C'est fou ! Lorsque je l'ai appris, j'étais à mon bureau, parce que je pour­suis mon tra­vail de rédac­trice en chef d'Aimer lire. Je vois alors arri­ver dans ma boîte mail une news­let­ter de Livres heb­do à 7h. Vu l'horaire, j’ai cru que quelqu’un était décé­dé lorsque je l'ai ouvert et que j'ai vu mon nom sur la liste, j’ai cru défaillir. Je ne me fais pas beau­coup d’illusions pour la suite mais c’est déjà une mer­veilleuse recon­nais­sance pour un pre­mier roman. Surtout, ce qui me tient par­ti­cu­liè­re­ment à cœur, c’est que des lycéens vont le lire, grâce au Goncourt des lycéens.

"Un lec­teur m'a expli­qué qu’après 52 ans de mariage, grâce à mon livre, il avait enfin pu dire à sa femme ce qu’il avait vécu enfant."

N'est-ce pas un livre un peu dif­fi­cile à lire quand on a 15 ans ?
S.J.-F. : Je ne crois pas. Franchement, à 15 ans, j'ai pu moi aus­si lire des livres je crois tout aus­si durs. Pour mon filleul qui a 12 ans et a deman­dé à le lire, je pense que c’est trop jeune. Mais je pense qu’on ne mesure pas assez les choses graves et lourdes qui se passent dans les familles et je crois que mon livre peut réson­ner chez cer­tains ados qui subi­raient de la vio­lence dans l'intimité de leur famille.
Le week-​end der­nier, j'étais l'invitée du fes­ti­val Le livre sur les quais de Morges [Suisse, ndlr]. Beaucoup de per­sonnes qui sont venues me deman­der une dédi­cace l'avaient déjà lu et leurs témoi­gnages m'ont cham­bou­lée. Étonnamment, ce sont sur­tout des hommes qui sont venus, alors que je pen­sais que ça tou­che­rait plu­tôt des femmes. Un mon­sieur, la sep­ten­taine, m'a par­ti­cu­liè­re­ment bou­le­ver­sée. Il s'était pro­cu­ré le livre à la suite de la lec­ture d'une chro­nique dans la presse et est venu me voir avec sa femme. Il m'a expli­qué qu’après 52 ans de mariage, grâce à mon livre, il avait enfin pu dire à sa femme ce qu’il avait vécu enfant. J’en ai pleu­ré. Avec ces témoi­gnages mas­cu­lins, je me suis ren­du compte que pour les hommes, les injonc­tions à la viri­li­té font que c'est peut-​être encore plus dif­fi­cile de par­ler. Donc si tout à coup, un gar­çon de 15 ans me lit et se dit que ce qu'il vit à la mai­son n'est pas nor­mal, je trou­ve­rais cela vrai­ment important.

Le Prix du roman Fnac, la sélec­tion Goncourt… une belle revanche sur les dif­fi­cul­tés que vous avez évo­quées dans la presse pour le faire édi­ter en France. Avez-​vous cher­ché à être édi­tée en Suisse ?
S.J.-F. : J'ai essayé une seule mai­son en Suisse et on ne peut pas dire que j'aie été mieux accueillie qu'en France. J'ai tou­jours vou­lu écrire et ai tou­jours écrit. J'ai ciblé les mai­sons d'édition fran­çaises car pour moi, les mai­sons étaient fran­çaises, sur­tout pari­siennes. Cette grande tra­di­tion de la lit­té­ra­ture me fai­sait fan­tas­mer quand j’étais ado­les­cente. Aussi, je tenais à être édi­tée par une femme, parce que j'ai en tête un deuxième livre sur un sujet déli­cat qui, à mon sens, demande à être confié à des mains fémi­nines. J'ai vou­lu vivre ce rêve-​là jusqu'au bout, c'est-à-dire jusqu'à le tapus­crit par la poste. Je suis rédac­trice en chef d'un maga­zine lit­té­raire mais n’ai jamais uti­li­sé mes contacts, pour les mêmes rai­sons. Conséquence, j'ai essuyé plu­sieurs refus, bien que je voyais que mon roman pou­vait sus­ci­ter de l'intérêt, sans que cela abou­tisse. J'ai aus­si vécu un ren­voi par la poste sans que les feuilles impri­mées aient été consul­tées, comme me l'a prou­vé un che­veu que j'avais pla­cé à des­sein. À chaque fois, je ne man­quais pas de pré­ci­ser « ceci est un roman » car j’avais peur que ce soit inter­pré­té comme une auto­bio­gra­phie.
J’ai fini par tout lais­ser tom­ber, j’étais très fâchée. Mais c’est comme quand on essaie d’arrêter de fumer, vous y pen­sez tous les jours. En février der­nier, je me suis ren­due à Paris pour inter­vie­wer l'auteur autri­chien Robert Seethaler chez Sabine Wespeiser, son édi­trice. À la fin d'une conver­sa­tion, il m'a deman­dé si j'écrivais, je lui ai dit que oui puisque j'étais jour­na­liste. Il a répon­du : « Non, toi, t'écris des trucs ». Alors j'ai dû avouer, et Sabine m'a pro­mis de lire mon manus­crit et de me faire un retour. Voilà com­ment j'ai été publiée par une édi­trice dont je n'aurais osé rêver, cinq ans après avoir com­men­cé mon roman.

"Il y a des gens, même si la vie leur offre de belles choses, qui n'y arrivent pas."

On vous pose sou­vent la ques­tion de la dimen­sion auto­bio­gra­phique de ce texte si intime, sans doute parce que sou­vent, avec un pre­mier roman, on règle ses comptes avec son his­toire avant d’enchaîner sur la fic­tion dans une deuxième œuvre. Ce n'est pas votre cas. Comment est née Jeanne ?
S.J.-F. : Jeanne est née de tel­le­ment de choses, de mes obser­va­tions et de mon ima­gi­na­tion. Hier encore, j’ai été inter­viewée par une jour­na­liste qui m’a dit qu’elle avait fait lire mon livre à sa mère, Valaisienne, qui a com­men­té : « C’est tel­le­ment ça. » Elle par­lait du poids de la vio­lence et de ses non-​dits, alors qu’elle-même n’a pas été vio­len­tée. Mais j'ai essayé de res­ti­tuer une véri­té dans les impres­sions d’un vil­lage de mon­tagne et l’atmosphère d'une époque : pour les femmes de ce contexte, tout était violent et elles n'imaginaient pas pou­voir faire autre chose qu'encaisser et res­ter.
Quand j'étais enfant, j'ai appris à com­prendre le patois pour sai­sir les conver­sa­tions qu'on vou­lait me cacher. Souvent, il s'agissait d'histoires de vio­lences phy­siques qui m’ont beau­coup impres­sion­née. De fait, la vio­lence, le sui­cide, la mort sont mes obses­sions depuis presque tou­jours. Mais ce que j’ai appris avec l’âge, c’est que j’ai beau­coup d’empathie pour les gens qui n’y arrivent pas, pour les per­sonnes empê­chées. Mon héroïne est fon­ceuse, parce qu’en Valais, c’est comme ça. C’est dur, c’est l’attachement à la terre en ser­rant les dents. Comme si la géo­gra­phie avait façon­né des per­sonnes peut-​être atta­chantes mais dif­fi­ciles comme les arêtes des mon­tagnes. Il y a des gens, même si la vie leur offre de belles choses, qui n'y arrivent pas. Jeanne a beau avoir été entou­rée de belles per­sonnes après son enfance, elle a beau pu trou­ver des sources d'apaisement, elle n'arrive pas à cette forme de légè­re­té qui pour­rait la sauver.

C'est vrai, votre livre dévoile cette région recu­lée du Valais. Pour autant, les thé­ma­tiques de la vio­lence intra­fa­mi­liale et de la lâche­té de ceux qui savent mais ne disent rien sont uni­ver­selles…
S.J.-F. : Bien sûr, comme Une Vie clan­des­tine de Monica Sabolo [lui aus­si sélec­tion­né sur la pre­mière liste du Goncourt, ndlr], qui évoque elle aus­si l'inceste mais dans un tout autre milieu que celui de mon roman : la haute bour­geoi­sie gene­voise. Ces sujets sont ter­ri­ble­ment uni­ver­sels. Néanmoins, je crois que l'environnement est quelque chose qui compte beau­coup, qui influe sur la psy­chée et sur l'âme.
De mon côté, le per­son­nage du père inces­tueux, Louis, est sans ambi­guï­tés. Une cari­ca­ture de vio­lence pure, sauf que cette cari­ca­ture existe réel­le­ment dans la vie. Depuis quelques années, je fais du béné­vo­lat dans une asso­cia­tion d'hébergement d'urgence pour femmes bat­tues et en juillet, j'ai accom­pa­gné l'une d'elles à l'hôpital. Par dis­cré­tion, je ne vou­lais pas être pré­sente quand elle a ren­con­tré l'équipe médi­cale mais je n'ai pas eu le choix car aucun ne par­lait alle­mand et elle ne par­lait pas fran­çais. J'avais remar­qué, sous le léger décol­le­té du pull à manches longues qu'elle por­tait mal­gré la cha­leur, des sortes de bou­tons. Durant la consul­ta­tion, j'ai donc appris que ça ne suf­fi­sait pas à cet homme de la séques­trer, de l’empêcher de faire les courses ou de lui fra­cas­ser la gueule tous les jours. Non, il la brû­lait aus­si avec des cigarettes.

"Avec les années, quand on a vécu des choses dou­lou­reuses, se des­sine un man­tra : tout ce qui n’a pas d’importance n’a pas d’importance."

Vous citez la Genevoise Monica Sabolo, qui parle d'inceste mais il y a éga­le­ment votre com­pa­triote Carole Allamand qui, dans Tout gar­der, évoque aus­si la vio­lence pater­nelle. Avec le vôtre, ce sont donc trois livres d'autrices suisses en cette ren­trée lit­té­raire qui parlent de la vio­lence des pères. Y aurait-​il un « moment » d'expression lit­té­raire sur ce sujet chez vous ?
S.J.-F. : Je n'ai pas encore lu Tout Garder mais j'ai ren­con­tré Carole Allamand au Livre sur les quais et nous nous sommes mutuel­le­ment dédi­ca­cé nos ouvrages. Moi, je pen­sais que mon livre était démo­dé. Je l’ai com­men­cé en 2017 avant #MeToo, je l’ai envoyé en 2018 et je m'étais expli­qué les refus par la teneur peut-​être démo­dé du pro­pos. Mais en fait je pense que c’est un sujet avec lequel on n’aura jamais fini. Je viens de relire King Kong Théorie de Despentes parce que mon mari m’a piqué Cher Connard. Il date de 2006 mais c'est fou comme il reste tout autant d'actualité en 2022. Rien n’a bou­gé en 16 ans.

Lire aus­si l Rentrée lit­té­raire l "Tout gar­der", de Carole Allamand : autop­sie filiale du syn­drome de Diogène

D'où vous vient votre fémi­nisme ?
S.J.-F. : Je crois que je suis née en colère. Cela vient de moi car ma mère n’était pas du tout fémi­niste, mon père peut-​être un peu plus, pour un homme de son époque. Ma grand-​mère, dont j'étais très proche et à qui je dédi­cace mon livre, était com­plè­te­ment sou­mise. Pour autant, c'est étrange, c'est elle m’a fait croire des choses. Elle me disait que j’étais hyper intel­li­gente, que je pour­rai faire ce que je vou­lais, que j’étais belle, et elle rêvait d’être jour­na­liste, ce que je suis deve­nue. Quand elle s'épenchait, elle me confiait que si c’était à refaire, elle ne se marie­rait pas. Peut-​être que cette figure y est, au final, pour beaucoup.

Cette colère, que vous par­ta­gez avec votre héroïne, s'apaise-t-elle un jour ?
S.J.-F. : Je ne sais pas si je serai apai­sée un jour. J’ai vécu des choses très dif­fi­ciles qui ont un rap­port avec la vio­lence. Avec les années, quand on a vécu des choses dou­lou­reuses, se des­sine un man­tra : tout ce qui n’a pas d’importance n’a pas d’importance. Je mets beau­coup de côté pour me concen­trer sur ce qui vaut vrai­ment ma colère, une colère saine. Les vio­lences poli­cières, par exemple. Elles sont encore plus tabou chez nous qu'en France, puisqu’on est cen­sé vivre dans un pays tel­le­ment merveilleux.

"Un de mes amis me demande com­ment avance mon bou­quin et je lui dis : « Tu sais pas quoi, je suis téta­ni­sée, je veux plus écrire, l’héroïne a fait un truc de fou. »"

Le choix du titre, Sa Préférée, ren­voie à une cruelle réa­li­té : lorsque Jeanne apprend l'inceste com­mis par Louis sur sa sœur, Emma, on sent une sorte de tiraille­ment…
S.J.-F. : C'est ter­rible parce que je pense que mal­gré toute la haine qu'elle a pour ce père, elle aurait aimé être aimée par lui. Quand sa soeur lui révèle l'inceste et l'explique par « j’étais sa pré­fé­rée », Jeanne se révolte mais par des­sus, il y a un pin­ce­ment. Parce qu’elle aurait aimé être la pré­fé­rée.
En fait, la vio­lence d'un père peut être mul­tiple et elle est par­fois très sour­noise, ce qui fait déve­lop­per à sa vic­time des sen­ti­ments ambi­gus. Dans Vers la vio­lence, de Blandine Rinkel [lui aus­si issu de cette ren­trée lit­té­raire, ndlr]. Elle y décrit un père à la fois tyran­nique et char­meur, flam­boyant. Et c’est tout aus­si com­pli­qué quand les hommes vio­lents sont enjôleurs. 

À ce pro­pos, Louis est-​il sin­cère quand, à l'article de la mort, il cherche le par­don de Jeanne ?
S.J.-F. : J’ai ten­dance à pen­ser que non, qu'il a juste peur de mou­rir. Dans ce décor valai­sien, il y a le catho­li­cisme, la région en est impré­gnée. La suite, je ne l'ai pas maî­tri­sée, parce que l'écriture me venait en même temps que je voyais la scène : en réponse, Jeanne lui crache des­sus. C'est drôle, pen­dant des jours je n’ai plus écrit, inter­dite face à ce geste. Un de mes amis me demande com­ment avance mon bou­quin et je lui dis : « Tu sais pas quoi, je suis téta­ni­sée, je veux plus écrire, l’héroïne a fait un truc de fou. » Il me dit « mais t’es cin­glée, c’est toi qui écris, efface ! » Mais non, je ne pou­vais pas, Jeanne ne peut pas par­don­ner. Moi aus­si, cela m'est déjà arri­vé de ne pou­voir pardonner. 

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