fbpx
capture decran 2022 01 07 a 12.39.11
Muriel Robin (Francis Hannaway/Wikimedia Commons)

Présidentielle : Muriel Robin demande aux can­di­dats de mettre le sujet des vio­lences faites aux femmes « en haut de la pile »

Dans une inter­view au Parisien, la comé­dienne fran­çaise est notam­ment reve­nue sur le fémi­ni­cide de Chahinez Daoud, où des man­que­ments et des défaillances dans le sui­vi judi­ciaire ont été mis au jour.

« La jus­tice et la police ne font pas bon ménage. » Dans une inter­view don­née jeu­di au Parisien, l'humoriste Muriel Robin a été inter­ro­gée sur le bilan du gou­ver­ne­ment concer­nant les vio­lences faites aux femmes. Engagée de longue date sur ces sujets, elle recon­naît que des choses ont été faites, mais qu'il y a « tant à faire encore ».

L'actrice sou­ligne que si les choses évo­luent, « ça ne va jamais assez vite parce ça conti­nue. » Elle a notam­ment abor­dé les « grosses erreurs qui sont faites », pre­nant comme exemple le fémi­ni­cide de Chahinez Daoud, en mai der­nier, à Mérignac. « Ce qui s'est pas­sé à Mérignac, c'est inad­mis­sible », a‑t-​elle affirmé.

De mul­tiples man­que­ments et défaillances dans le sui­vi judi­ciaire ont été mis au jour. Mises bout à bout, elles ont contri­bué à ne pas empê­cher l’ex-conjoint de brû­ler vive la jeune femme. Six policièr·es sont, par ailleurs, passé·es devant deux conseils de dis­ci­plines à Bordeaux et à Paris, où des sanc­tions dis­ci­pli­naires légères ont été proposées. 

Lire aus­si l Féminicide de Chahinez Daoud : des sanc­tions légères pro­po­sées à l'encontre des policier·ères

« C'est déso­lant, humiliant »

Muriel Robin a éga­le­ment affir­mé que le sujet des vio­lences faites aux femmes n'est « pas du tout une prio­ri­té » pour les candidat·es à l'élection pré­si­den­tielle de 2022. « C’est déso­lant, humi­liant, a‑t-​elle pour­sui­vi. Les asso­cia­tions font un tra­vail magni­fique. Il faut sor­tir plus d’argent. Je ne com­prends pas pour­quoi ils ne le font pas. […] Il faut de l’argent pour les héber­ge­ments, pour les femmes et leurs enfants. »

« Mettez ce dos­sier sur le des­sus de la pile », a lan­cé la comé­dienne aux candidat·es, avant de pré­ci­ser : « Celui ou celle qui régle­ra ça sera applau­di par tous les Français, toutes les Françaises. Il ne faut pas remettre les choses au len­de­main, il faut les faire vite parce que des femmes meurent. Ce sont des assas­si­nats. C’est inacceptable. »

« Ils ont les moyens. Pourquoi il faut que ça prenne des années ? Et pen­dant ce temps-​là, des femmes meurent ? Non, moi je ne peux pas. Ce sont mes sœurs. Il ne faut sur­tout pas les lâcher », a‑t-​elle conclu avec force.

Partager

Cet article vous a plu ? Et si vous vous abonniez ?

Chaque jour, nous explorons l’actualité pour vous apporter des expertises et des clés d’analyse. Notre mission est de vous proposer une information de qualité, engagée sur les sujets qui vous tiennent à cœur (féminismes, droits des femmes, justice sociale, écologie...), dans des formats multiples : reportages inédits, enquêtes exclusives, témoignages percutants, débats d’idées… 
Pour profiter de l’intégralité de nos contenus et faire vivre la presse engagée, abonnez-vous dès maintenant !  

 

Une autre manière de nous soutenir…. le don !

Afin de continuer à vous offrir un journalisme indépendant et de qualité, votre soutien financier nous permet de continuer à enquêter, à démêler et à interroger.
C’est aussi une grande aide pour le développement de notre transition digitale.
Chaque contribution, qu'elle soit grande ou petite, est précieuse. Vous pouvez soutenir Causette.fr en donnant à partir de 1 € .

Articles liés
black and white train on track

Faut-​il uti­li­ser le terme « racisé·e » ?

Vous l’avez sans doute déjà lu dans Causette. Vous l’avez cer­tai­ne­ment enten­du dans les débats sur le racisme. Depuis quelques années, l'expression « per­sonnes raci­sées » a fait irrup­tion pour dési­gner, pêle-​mêle, les per­sonnes...