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Maurice Barthélémy, Vincent Lindon… #MeToo du ciné­ma fran­çais, les hommes com­mencent à sor­tir du silence

lindon barthelemy
Photo : Wikipedia

Alors qu’on com­men­çait à s’inquiéter du silence des hommes vis-​à-​vis du #MeToo du ciné­ma fran­çais, quelques sou­tiens com­mencent à nous par­ve­nir. Maurice Barthélémy et Vincent Lindon ouvrent le bal.

Les femmes parlent, dénoncent, sou­tiennent, et les hommes se taisent. C’est le triste constat qui s’imposait jusqu’ici depuis le début du #MeToo du ciné­ma fran­çais. Or, lun­di 26 février, Maurice Barthélemy, ex-​compagnon de Judith Godrèche, a fait une prise de parole plus que bien­ve­nue sur Instagram. Il explique son silence jusqu’ici par “le seul but de pro­té­ger [leur] fille”.

En sto­ry Instagram, l’ancien membre de la troupe Les Robin des bois a affir­mé sou­te­nir “plei­ne­ment la cause défen­due par Judith [Godrèche, ndlr]”. “Il est grand temps que les viols, les agres­sions, les har­cè­le­ments, les mani­pu­la­tions, les inti­mi­da­tions, les pres­sions, les chan­tages à l’égard des femmes et des ado­les­centes soient dénon­cés et punis par la loi”, a‑t-​il ajouté. 

Dans un entre­tien publié le 28 février dans Ouest France, Vincent Lindon a éga­le­ment affir­mé être "tou­jours du côté des vic­times" et ne pas avoir "atten­du #MeToo pour le pen­ser et pour le dire". S’étant tou­jours peu posi­tion­né au sujet de #MeToo, l’acteur était res­té dis­cret au sujet de Gérard Depardieu et par rap­port aux accu­sa­tions visant Jacques Doillon et Benoit Jacquot. “J’ai tou­jours refu­sé de hur­ler avec les loups”, justifie-​t-​il auprès de Ouest France.

"J'appelle tous les hommes à appor­ter leur soutien"

Les deux acteurs sou­lignent l’importance pour les hommes d’affirmer leur sou­tien. Selon Vincent Lindon, “ce fléau ne doit plus être la seule pré­oc­cu­pa­tion des femmes” et les hommes doivent s’“invi­ter dans la lutte réso­lu­ment”. Il ajoute que “face aux vio­lences phy­siques, sexuelles, psy­cho­lo­giques, ver­bales” qui sont faites aux femmes, “aucune excuse [et] aucune rai­son ne sont tolérables”.

Un chan­ge­ment de dis­cours notable. Mi février, Le Monde avait consa­cré un long article aux enga­ge­ments poli­tiques de l'acteur et sur son rêve de deve­nir pré­sident. On y appre­nait qu'il n'aime pas "le fémi­nisme radi­cal" et le "wokisme" et s'était mon­tré "très cri­tique envers Céline Sciamma et l’actrice Adèle Haenel, qui ont quit­té avec fra­cas la céré­mo­nie des Césars, le 28 février 2020"

Espérant faire avan­cer le mou­ve­ment, Maurice Barthélemy a de son côté lan­cé un appel à ses col­lègues du monde du ciné­ma pour rejoindre la libé­ra­tion de la parole des femmes : “En tant que citoyen, père, acteur, réa­li­sa­teur, auteur et repré­sen­tant de la branche des comé­diens aux César : j’appelle mes col­lègues membres de l’Académie ain­si que tous les autres hommes à appor­ter leur sou­tien et à faire entendre leur voix afin que cette lutte soit celle de tous.”

Lire aus­si I “Où sont les hommes qui sou­tiennent #MeToogarçons ?” : le sou­tien des fémi­nistes et le silence des hommes face aux témoignages

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