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Le direc­teur de conscience, confi­dent des dames du XIXe siècle

Chaque mois, un cher­cheur, une cher­cheuse, nous raconte sa thèse sans jar­gon­ner. L’historienne Caroline Muller a sou­te­nu la sienne sur la direc­tion de conscience, dans laquelle elle s’est inter­ro­gée sur les pré­oc­cu­pa­tions quo­ti­diennes des jeunes femmes du XIXe siècle dans leur inti­mi­té. 

CAUSETTE 104 CONFIDENTS FINAL
© Illustration Grégoire Gicquel

Causette : Qu’est-ce qu’un direc­teur de conscience ? 

Caroline Muller : C’est un conseiller, cen­sé tenir son auto­ri­té de Dieu et char­gé de gui­der les hommes et les femmes dans leur vie spi­ri­tuelle. Il ne faut pas confondre cette pra­tique avec la confes­sion. Ce n’est pas obli­ga­toire et on peut y livrer ce qu’on ne peut dire ailleurs. Les femmes les inter­rogent au sujet des nom­breuses règles sociales, morales, reli­gieuses… qui leur sont impo­sées. Par exemple, doivent-​elles refu­ser d’aller au bal pour res­pec­ter la mora­li­té alors même que c’est néces­saire pour entre­te­nir les rela­tions ami­cales et mon­daines ? Elles confient aus­si les souf­frances liées à toutes ces obli­ga­tions. C’est une pra­tique spi­ri­tuelle… de soi.

En étu­diant les lettres de ces femmes catho­liques du XIXe siècle, on a accès à des confi­dences très intimes. N’étant pas limi­tées, elles se[…]

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Écrit par David Capelle