fbpx
shutterstock 476911054
© Shutterstock

Handicaps : faut-​il léga­li­ser l’accompagnement sexuel ?

Début février, à la veille de la Conférence natio­nale du han­di­cap, la secré­taire d’État Sophie Cluzel s’est dite « favo­rable » à « l’accompagnement de la vie sexuelle des han­di­ca­pés. À l’heure actuelle, les client·es peuvent être accusé·es de recou­rir à la pros­ti­tu­tion, ce qui est illé­gal en France. Le Comité natio­nal consul­ta­tif d’éthique – qu’a sai­si Sophie Cluzel – a par ailleurs déjà ren­du plu­sieurs avis défa­vo­rables à la léga­li­sa­tion de cette acti­vi­té. De même que le Haut Conseil à l’égalité, qui s’y « oppose fer­me­ment ». Tout cela avec pour débat sous-​jacent : doit-​on dis­tin­guer accom­pa­gne­ment sexuel et pros­ti­tu­tion ?

Sophie Cluzel

Secrétaire d’État char­gée
des per­sonnes han­di­ca­pées

« J’ai sou­hai­té rou­vrir le débat sur l’accompagnement affec­tif et sexuel des per­sonnes han­di­ca­pées à la suite de nom­breuses demandes des concer­nés. Huit ans après la der­nière sai­sine du Comité consul­ta­tif natio­nal d’éthique (CCNE) sur le sujet, il me semble que la socié­té est prête à repen­ser serei­ne­ment et sans tabou cette ques­tion. Je sou­haite que les per­sonnes han­di­ca­pées soient vues comme des sujets de droit et pas uni­que­ment comme des objets de soin J’ai char­gé le CCNE de mener une réflexion qui va bien au-​delà de la simple ques­tion des rela­tions sexuelles, mais qui concerne aus­si le rap­port à l’intime et à la vie affec­tive des per­sonnes en situa­tion de han­di­cap,[…]

La suite est réservée aux abonné·es.

identifiez-vous pour lire le contenu
Ou
Abonnez-vous à partir de 1€ le premier mois
Partager
Articles liés