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Emma Mackey dans le rôle d'Emily Brontë. ©DR

La sélec­tion ciné du mer­cre­di 15 mars

Au pro­gramme de ce mer­cre­di : une his­toire d'amour pas­sion­nelle fic­tive entre l'autrice Emily Brontë et un pas­teur, un docu­men­taire sur la star de la pho­to et de l'art contem­po­rain, Nan Goldin et une comé­die gen­ti­ment fémi­niste sur le métier de sage-femme. 

Emily, de Frances O’Connor

Elle est l’une des autrices les plus connues au monde, son unique roman – Les Hauts de Hurlevent – fai­sant figure de clas­sique de la lit­té­ra­ture. Pourtant, l’on sait peu de choses de la courte vie d’Emily Brontë. Pour mieux com­prendre com­ment s’est for­gé le roman­tisme si per­son­nel de son œuvre pion­nière (et de ses nom­breux poèmes), Frances O’Connor, fou­gueuse réa­li­sa­trice aus­tra­lienne, a choi­si de se pen­cher sur la jeu­nesse de l’autrice. Tissant des cor­res­pon­dances entre ses écrits et sa vie, elle prend de vraies liber­tés avec sa bio­gra­phie, lui inven­tant une his­toire d’amour pas­sion­nelle avec un char­mant pas­teur (qui a réel­le­ment exis­té). Rien de fâcheux tant son récit dégage un sen­ti­ment de beau­té farouche et d’exaltation, donc de jus­tesse. Il est vrai, aus­si, que la lande du Yorkshire est mer­veilleu­se­ment pho­to­gé­nique et qu’Emma Mackey, dans le rôle-​titre, donne le sen­ti­ment de l’avoir tou­jours habitée.

Emily, de Frances O’Connor. En salles.

Toute la beau­té et le sang ver­sé, de Laura Poitras

Qualifier le nou­veau docu­men­taire de Laura Poitras de « grand film » est presque réduc­teur ! Profondément humain, abra­sif et gal­va­ni­sant, il échappe aux éti­quettes, tout comme Nan Goldin, immense artiste dont il dresse le por­trait atten­tif et rock’n’roll. De fait, Toute la beau­té et le sang ver­sé nous mène au cœur des com­bats de cette pho­to­graphe amé­ri­caine, mon­dia­le­ment connue, qui, en célé­brant l’amitié, la marge et la fra­gi­li­té, a réin­ven­té la notion du genre et son­dé comme rare­ment la domi­na­tion mas­cu­line. Activiste infa­ti­gable, elle se bat aus­si depuis des années contre la (très riche) famille Sackler, res­pon­sable de la crise des opia­cés aux États-​Unis… et mécène des plus grands musées. Autant de rai­sons de s’immerger dans son « bio­pic », confon­dant de beau­té et de résis­tance, dûment récom­pen­sé par un Lion d’or à la Mostra de Venise.

Toute la beau­té et le sang ver­sé, de Laura Poitras. En salles.

Sage-​homme, de Jennifer Devoldère

Léopold ne voit pas vrai­ment la vie en rose quand il intègre par défaut (il a raté méde­cine) l’école de sages-​femmes. Un dégoût qui ne tient pas seule­ment à la cou­leur de sa blouse (rose, donc…). Ce jeune homme, orphe­lin de mère, va vite reprendre des cou­leurs et s’adapter à cette situa­tion inopi­née. Bref, tout ça est un peu télé­pho­né. Reste que la comé­die gen­ti­ment fémi­niste de Jennifer Devoldère se regarde sans déplai­sir. D’abord parce qu’elle dresse un por­trait assez juste, tou­jours bien­ve­nu, du quo­ti­dien sous pres­sion d’un hôpi­tal et de ses soi­gnants, aujourd’hui en France. Revalorisant, comme il se doit, le métier de sage-​femme. Et ensuite, parce qu’elle confirme le talent de Melvin Boomer dans le rôle prin­ci­pal. Révélé dans la série Le Monde de demain, ce jeune acteur assure tout en finesse au côté de Karin Viard.

Sage-​homme, de Jennifer Devoldère. En salles

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