fbpx

Vasectomie : mes val­seuses au barbecue

Militant de la lutte contre le sida, le Dr Kpote inter­vient depuis une ving­taine d’années dans les lycées et centres d’apprentissage d’Île-de-France comme « ani­ma­teur de pré­ven­tion ». Il ren­contre des dizaines de jeunes avec lesquel·les il échange sur la sexua­li­té et les conduites addic­tives. Ce mois-​ci, Dr Kpote dis­serte dans l'allégresse sur sa vasectomie.

119 KPOTE  © Plainpicture
© Plainpicture

La pre­mière fois où j’avais dépo­sé mes boules dans une paume de tou­bib, je venais d’avoir 18 ans, le per­mis, le bac, et une bonne chtouille en pro­mo. Je com­men­çais donc ma vie d’adulte le pan­ta­lon et le cale­çon sur les pompes, le gland brû­lé à l’azote. Trente-​cinq ans plus tard, j’étais dans la même posi­tion un peu incon­for­table, mais cette fois, pas pour les mêmes raisons.

Quand ma com­pagne m’a fait part, l’été der­nier, qu’elle était au bout de l’efficacité de son DIU hor­mo­nal, les choses de ma vie ont défi­lé au ralen­ti : les BD d’Emma sur la charge contra­cep­tive, les giga­oc­tets lus sur le sujet et, sur­tout, le nombre de fois où, au nom du fémi­nisme, j’avais ven­du la contra­cep­tion mas­cu­line à des classes entières de gamin·es. Militer est une chose, pas­ser à l’acte en est une autre. Désormais un DIU géant, en forme de croix, se dres­sait devant moi pour me faire expier mes années d’égoïsme coï­tal. Certes, j’avais tes­té le slip ther­mique que m’avait offert le col­lec­tif Tomas Boulou, mais j’avais eu du mal à être obser­vant plus de vingt-​quatre heures. Tout bien pesé, j’éprouvais davan­tage d’appréhension à me faire remon­ter les bal­loches en[…]

La suite est réservée aux abonné·es.

identifiez-vous pour lire le contenu
Ou
Abonnez-vous à partir de 1€ le premier mois
Partager
Articles liés
chuttersnap xNCRkHVEqMY unsplash

Bonne année sa maire

On ne naît pas maire, on le devient. C’est ce que dit ma copine Julie, qui se présente aux élections municipales. Et elle fait grincer beaucoup de dents…