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Sophia Wallace, le clit art militant

L’artiste amé­ri­caine s’empare de l’organe mal aimé pour lui don­ner la place qu’il mérite : le devant de la scène.

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© Gabriel Hernandez

« Le trou n’est pas un tout », « Quatre minutes, c’est le temps moyen pour qu’une femme ait un orgasme en se mas­tur­bant », « Dites la véri­té, les femmes ne seront jamais égales aux hommes tant qu’elles devront simu­ler et men­tir », « Clitoris, dites mon nom, dites mon nom ». La liste est longue, elle est affi­chée sur plu­sieurs mètres car­rés et sur­plom­bée d’un immense néon où l’on peut lire « ­Cliteracy ». Le nom de l’œuvre de l’artiste amé­ri­caine Sophia Wallace est la contrac­tion de « cli­to­ris » et de « lite­ra­cy » (« alpha­bé­ti­sa­tion », en anglais) – car, oui, contre des siècles d’obscurantisme, elle fait de l’information sa mis­sion ! Alors pour concoc­ter ses haïkus-​­hommages au bou­ton de rose, elle est par­tie de don­nées scien­ti­fiques et d’informations his­to­riques mécon­nues, mais aus­si de mes­sages mili­tants aux­quels elle a ajou­té son grain de sel. Son pré­fé­ré ? « Tous les corps ont le droit de connaître le plai­sir et ils en ont tous la capacité. »

Sophia est née à Seattle, où elle a gran­di avec un frère, une sœur et des parents éco­lo­gistes de la pre­mière heure. Après des études en sciences poli­tiques et de pho­to­gra­phie, elle délaisse vite ce premier[…]

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