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Yaël tuant Sisera, huile sur toile, 1620. © Leemage

Artemisia Gentileschi : se ven­ger des hommes à coups de pin­ceau

Elle a réus­si à s’affranchir de la condi­tion à laquelle la condam­nait son sexe. Violée à l’âge de 17 ans, Artemisia Gentileschi peint des héroïnes ven­ge­resses et rebelles qui lui res­semblent. Une maî­trise consom­mée de l’art qui lui vaut d’être la pre­mière femme artiste à être admise à l’Académie de des­sin à Florence.

Rome, début du XVIIe siècle. L’histoire com­mence dans les ruelles d’un quar­tier coupe-​gorge de la ville qui abrite une foule de peintres et de sculp­teurs venus de toute l’Europe. Des hommes qui, sou­vent, se jalousent et se haïssent. Rixes, menaces et meurtres hantent ces bas-​fonds où des fac­tions rivales manient l’épée chaque soir. Cette vio­lence virile est tout ce que connaît Artemisia Gentileschi, qui gran­dit dans un uni­vers dont les femmes sont absentes. « Je viens d’un monde où le poi­gnard, le poi­son et le pin­ceau se ren­contrent dans les mêmes mains », écrira‑t‑elle. L’adolescente a per­du sa mère, morte en couches quand elle n’avait que 12 ans. Au côté de ses frères, elle est[…]

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