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© Markus Winkler

Études sur le genre : la pré­ca­ri­té comme moyen de recherche

Alors que le monde uni­ver­si­taire est vent debout contre le pro­jet de loi de pro­gram­ma­tion plu­ri­an­nuelle de la recherche (LPPR) et les coupes bud­gé­taires radi­cales qu’il annonce, un domaine de recherche se sent par­ti­cu­liè­re­ment mena­cé par trop de pré­ca­ri­té : les études de genre.
Travail gra­tuit, dis­cri­mi­na­tion, contrats courts… Les cher­cheuses dénoncent les dif­fi­cul­tés ren­con­trées. Un constat amer alors que ces études, qui ana­lysent les rap­ports sociaux entre les sexes, n’ont jamais été aus­si popu­laires.

Une de moins. Karine Espineira, cher­cheuse spé­cia­li­sée dans les études de genre, se retire du milieu uni­ver­si­taire. Mi-​juin, la socio­logue pousse un cri de colère sur Twitter, dénon­çant un sys­tème très pré­caire. « En huit ans, j’ai obte­nu un seul poste de doc­to­rat de quelques mois », pro­teste la spé­cia­liste dont les tra­vaux portent sur les tran­si­den­ti­tés, les poli­tiques trans et fémi­nistes. Après avoir été audi­tion­née pour un poste à Paris-​VIII, elle n’est pas rete­nue et claque la porte du monde de la recherche, « épui­sée après tant d’années d’efforts ».

Une situa­tion qui semble para­doxale au vu de leur pré­cieux apport dans la lutte contre le sexisme et les inéga­li­tés, mais aus­si au vu de l’engouement que connaissent les études de genre en France. Au désir crois­sant des étudiant·es, les[…]

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