fbpx

La sélec­tion livres de novembre 2020

Taubira l'écrivaine

116 livres Gran Balan © Editions Plon

Gran Balan, de Christiane Taubira
Éd. Plon, 360 pages, 17,90 euros

Paru en pleine ren­trée lit­té­raire, le pre­mier roman de Christiane Taubira est de ceux qu’on ne lit pas comme les autres. En quelques pages, on est ras­su­ré : le style lit­té­raire est à l’aune de la verve ora­toire de l’ancienne ministre. Gran Balan s’ouvre dans un tri­bu­nal de Guyane où com­pa­rait le jeune Kerma, pris mal­gré lui dans une affaire de bra­quage et de meurtre. Pour racon­ter l’enchaînement des faits qui l’ont mené là, le récit digresse vers d’autres per­son­nages, en alter­nant les scènes et les songes : un édu­ca­teur, des mères cou­rage, des élus, des magis­trats, des mal­frats. Tous conver­ge­ront vers le ver­dict qui attend Kerma. À tra­vers eux, c’est l’histoire post­co­lo­niale de cette terre qui est convo­quée. En plus de trois cents pages où tout est « cri­tique et pot-​de-​chambrique », tam­bours et chan­sons, épique et foi­son­nant. Validé ! H. A.

Marseille, ma belle

116 livres cinq dans tes yeux © Editions Liconoclaste
Cinq dans tes yeux,
d’Hadrien Bels. Éd. L’Iconoclaste,
256 pages, 18 euros.

D’elle, il dit : « Elle en a marre, elle veut se sen­tir dési­rable. Elle se tire les che­veux, les déco­lore. […] Moi, je la trouve belle comme ça. Avec ses mots simples et ses manières de fille des rues. » Elle, c’est Marseille. Lui, c’est Hadrien Bels, qui signe un pre­mier roman à la tchatche aus­si vivante et fleu­rie qu’un gamin du Panier. Le Panier, jus­te­ment, c’est le quar­tier qu’il raconte dans Cinq dans tes yeux. Celui où il a gran­di dans les années 1990 – à l’instar de son héros, Stress –, avant que cet îlot popu­laire et bigar­ré ne devienne un repère de[…]

La suite est réservée aux abonné·es.

identifiez-vous pour lire le contenu
Ou
Abonnez-vous à partir de 1€ le premier mois
Partager
Articles liés
0f4a0110ok a

Amandine Gay : repen­ser les droits des adopté·es

Dans Une poupée en chocolat, la réalisatrice et militante afroféministe Amandine Gay démontre que, pour protéger les droits des personnes adoptées, des mères biologiques et, même, de toutes et tous les enfants, il existe une solution : déboulonner...