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© Antonio Lopez Diaz

Les Amazonas ont le soft­ball dans la peau

Dans sa série Amazonas, le pho­to­graphe Antonio Lopez Diaz suit seize femmes mayas qui, de 15 à 65 ans, com­posent une équipe de soft­ball du tonnerre.

Elles sont seize femmes mayas, âgées de 15 à 65 ans. Leur équipe de soft­ball (une variante du base­ball), consti­tuée depuis 2019, connaît un engoue­ment impres­sion­nant dans leur région mexi­caine, le Yucatan. Elles portent fiè­re­ment le nom d’Amazonas, car il leur a fal­lu une déter­mi­na­tion de guer­rières pour consti­tuer cette équipe, dans le but, au départ, de mener une acti­vi­té cultu­relle béné­fi­ciant des res­sources com­mu­nau­taires offertes par le gou­ver­ne­ment fédéral. 

« Quand j’ai com­men­cé à jouer, raconte Alvi Yajaira Diaz Poot, les hommes de ma famille fai­saient des blagues et des com­men­taires : “Tu ne fais que perdre ton temps à jouer au soft­ball”. Maintenant, quand je reviens d’une ren­contre, ils sont impa­tients de savoir com­ment le match s’est pas­sé et m’apportent quelque chose à boire. »

Si elles gal­va­nisent par­ti­cu­liè­re­ment leur public, c’est que les Amazones portent haut les valeurs de leurs ancêtres. Elles jouent pieds nus, vêtues de hui­piles écla­tants, ces blouses bro­dées tra­di­tion­nelles, por­tées par les femmes mayas depuis des siècles. 

Au quo­ti­dien, les joueuses s’entraînent deux après-​midi par semaine et s’arrangent avec leurs obli­ga­tions. Ainsi Fermina Dzib, la capi­taine de l’équipe, amène avec elle ses trois mou­tons et son bélier, qu’elle fait paître près du ter­rain d’entraînement. 

Le pho­to­graphe Antonio Lopez Diaz, qui a tra­vaillé ces der­nières années pour dif­fé­rentes ONG, a sai­si sur le vif[…]

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