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© Théâtre des Mathurins

Noémie de Lattre : "A 40 ans, je me suis enfin posé la ques­tion du plaisir"

La comé­dienne et humo­riste revient avec un nou­veau spec­tacle, L'harmonie des genres, sur les sté­réo­types, #MeToo et le plai­sir fémi­nin. Entretien.

Causette : Ce nou­veau one woman show évoque des thèmes très variés, com­ment l'avez-vous conçu ?
Noémie de Lattre :
Ce n'est pas un spec­tacle qui rentre dans des cases. Et jus­te­ment, ça tombe bien puisque le but, c'est de défon­cer les cases. Mais déjà, sur la forme, c'est un seule en scène, où, en fait, je suis avec trois musi­ciennes. Donc on est quatre en scène. Il y a de la musique, du chant, de la danse, du stand- up, du mani­feste et du théâtre. Il y a des pas­sages émou­vants, d'autres drôles, d'autres enga­gés. Donc c'est vrai­ment très pro­téi­forme. Pour le fond, j'ai vrai­ment essayé d'envisager ce spec­tacle comme un outil, un soin et un guide. J'ai tou­jours réflé­chi à com­ment faire du bien aux gens." Qu'est-ce que je peux mon­trer sur scène qui fasse que, quand les gens repartent, ils aient le cou­rage d'entreprendre, d'oser, de se sen­tir libres, de regar­der le monde dif­fé­rem­ment ? Comment ins­pi­rer les gens ?".

Causette : Quelle est votre défi­ni­tion du fémi­nisme ?
N. de L. :
C'est un huma­nisme comme les autres. C'est-à-dire que si tu estimes que tous les êtres humains doivent être libres et égaux, alors tu es huma­niste. Si tu estimes que les femmes sont des êtres humains, tu es fémi­niste. C'est aus­si simple que ça. C'est consi­dé­rer que les femmes ne sont pas des indi­vi­dus de seconde zone, pas des sous-​hommes, ni le deuxième sexe. C'est un mot qui ne devrait même pas exis­ter et qui devrait être inclus dans l'humanisme. Mais, effec­ti­ve­ment, de la même manière qu'il y a des luttes anti­ra­cistes ou anti-​validistes, il y a des luttes fémi­nistes pour défendre ce point pré­cis de l'humanisme qui est l'égalité des genres. 

De la matrice à la "patrice"

Causette : Dans le spec­tacle, vous dites que l'on vit dans un monde d'hommes, dans une "patrice". Kezako ?
N. de L. : Je dois ce terme à une inter­naute, je ne sais pas si elle se recon­naî­tra et mal­heu­reu­se­ment, à l'époque, je n'ai pas gar­dé son nom. J'avais fait une vidéo[…]

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