Jacques Paquier Gerard Larcher 40581873583
© Jacques Paquier / Wikimedia Commons

Gérard Larcher oppo­sé à l’inscription de l’IVG dans la Constitution

Alors que l’Assemblée natio­nale débat, ce mar­di, du texte du gou­ver­ne­ment pré­voyant d’inscrire dans la Constitution la “liber­té garan­tie” des femmes de recou­rir à l’IVG, le pré­sident du Sénat a affir­mé son oppo­si­tion à un tel projet.

Et voi­là la droite qui réouvre les hos­ti­li­tés à pro­pos de la consti­tu­tion­na­li­sa­tion du droit à l’avortement. Mardi 23 jan­vier, le pré­sident du Sénat, Gérard Larcher (LR), s’est dit oppo­sé à l’inscription de l’interruption volon­taire de la gros­sesse (IVG) dans la Constitution, pro­messe d’Emmanuel Macron qui sera débat­tue à l’Assemblée mer­cre­di avant d’être exa­mi­née ensuite par le Sénat.

“L’IVG n’est pas mena­cée dans notre pays. S’il était mena­cé, croyez-​moi, je me bat­trais pour qu’il soit main­te­nu. Mais je pense que la Constitution n’est pas un cata­logue de droits sociaux et socié­taux”, a argu­men­té le pré­sident du Sénat sur Franceinfo.

Avant une adop­tion par un congrès réunis­sant des député·es et sénateur·rices, un pro­jet de révi­sion consti­tu­tion­nelle doit d'abord être voté dans les mêmes termes par l'Assemblée natio­nale et le Sénat. "Par tra­di­tion, je ne vote pas, mais je vous donne un avis très per­son­nel. En conscience, je pense que la Constitution, ce n'est pas ce catalogue-​là", a‑t-​il répété. 

En cas d’adoption pro­bable dans l’hémicycle de l’Assemblée natio­nale mer­cre­di, le texte irait ensuite au Sénat avant une éven­tuelle adop­tion par le congrès, début mars, par une majo­ri­té des trois cinquièmes.

Texte de compromis

Sur fond d'inquiétude sur les remises en cause de l'IVG dans le monde, et notam­ment aux États-​Unis, le texte du gou­ver­ne­ment pré­voit d'inscrire dans la Constitution le fait que "la loi déter­mine les condi­tions dans les­quelles s'exerce la liber­té garan­tie à la femme d'avoir recours" à l'IVG.

Il tente de trou­ver une voie médiane entre l’Assemblée natio­nale, qui avait voté fin 2022 un texte LFI pour garan­tir l’“accès au droit à l’IVG”, et le Sénat, qui avait ava­li­sé en février une ver­sion évo­quant la “liber­té de la femme de mettre fin à sa gros­sesse”. Il rajoute donc la notion de liber­té “garan­tie”.

“La pre­mière pré­oc­cu­pa­tion qui est la mienne, c’est les condi­tions dans les­quelles on pra­tique l’interruption volon­taire de gros­sesse”, a plai­dé le pré­sident du Sénat, rap­pe­lant “qu’on a fer­mé en plus de dix ans 130 centres qui se consa­craient à l’IVG”.

Lire aus­si l IVG dans la Constitution : pour les assos fémi­nistes, si l’annonce d’Emmanuel Macron est une “vic­toire”, elles res­tent “atten­tives”

Partager
Articles liés

Inverted wid­get

Turn on the "Inverted back­ground" option for any wid­get, to get an alter­na­tive sty­ling like this.

Accent wid­get

Turn on the "Accent back­ground" option for any wid­get, to get an alter­na­tive sty­ling like this.