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Final LesbianConsent
© Anna Parini

Violences sexuelles : entre femmes aus­si

S’assurer que l’autre est d’accord, res­pec­ter son refus sans insis­ter. Le consen­te­ment sexuel est une notion encore loin d’être acquise. Et cela ne vaut pas que pour les hété­ro­sexuels. Les les­biennes et les bisexuelles peuvent aus­si être auteures ou vic­times de vio­lences sexuelles. Et sur ce sujet, l’omerta est totale. 

Elles étaient en couple depuis un an et demi quand Anaïs1, 24 ans, a été vio­lée par sa par­te­naire. « Elle a com­men­cé à me mordre, à me faire mal, elle m’avait coin­cé les mains dans le dos pen­dant qu’elle me tou­chait. Il y a aus­si eu une péné­tra­tion digi­tale assez dou­lou­reuse », se souvient-​elle. Sur son ventre et ses cuisses, des marques vio­la­cées témoignent de la bru­ta­li­té de l’acte. Elle a deman­dé à sa par­te­naire d’arrêter, en vain. Face à cette per­sonne « beau­coup plus forte phy­si­que­ment », elle a fini par se rési­gner. « C’est affreux de dire ça, mais il y a un moment où tu arrêtes de te bagar­rer, car tu sais que ça va se pas­ser quand même. » 

Une fois chez elle, Anaïs n’a pas réa­li­sé tout de suite ce qu’il s’était pas­sé. D’autant que les deux femmes, fémi­nistes, avaient sou­vent dis­cu­té du consen­te­ment. Comme beau­coup de vic­times de vio­lences sexuelles, elle a d’abord dou­té d’elle-même. Pour le Dr Muriel Salmona, psy­chiatre, le cas n’est pas rare. Le fait que l’agresseur ne soit pas un homme plonge ces[…]

  1. Les pré­noms ont été modi­fiés.[]

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