Marie-​Angélique Le Blanc, la pre­mière enfant sauvage

Oubliée de l’histoire, Marie-​Angélique Le Blanc est un cas très rare d’enfant sau­vage à avoir réus­si à par­ler, écrire et lire après plu­sieurs années de vie en forêt. Découverte en 1731 dans l’est de la France, elle pour­rait être ori­gi­naire d’Amérique du Nord. Retour sur un des­tin exceptionnel.

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©Lola Fourmy Johnny Goérend

« Les gens croyaient que c’était une super­che­rie, elle est tel­le­ment excep­tion­nelle ! C’est un cas rare d’enfant sau­vage qui a pu s’assimiler à la socié­té fran­çaise », explique Julia Douthwaite Viglione, pro­fes­seure de fran­çais dans l’Indiana et autrice d’un ouvrage 1retra­çant l’histoire de Marie-​Angélique Le Blanc. Son nom ne vous dit peut-​être rien, pour­tant Marie-​Angélique Le Blanc n’a rien à envier au célèbre Victor de l’Aveyron – son cadet d’une soixan­taine d’années –, dont l’histoire fut racon­tée notam­ment par François Truffaut dans son film L’Enfant sau­vage. Marie-​Angélique est l’un des pre­miers cas recen­sés en France de ceux qu’on appe­lait alors « les enfants sauvages ».

C’est dans la forêt de Songy, près de Châlons-​en-​Champagne (Marne), que la jeune fille est décou­verte en sep­tembre 1731. D’après les dif­fé­rents récits, elle aurait été aper­çue nageant dans la rivière (une qua­li­té peu[…]

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