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L'assassin pré­su­mé de Shaïna Hansye com­pa­raî­tra devant les assises pour mineur

La famille de l'adolescente assas­si­née a fait savoir son sou­la­ge­ment, après que la chambre de l'instruction de la cour d'appel d'Amiens a reje­té l'appel du mis en cause, qui se dit inno­cent en même temps qu'il se van­te­rait du crime en prison.

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Shaïna Hansye © pho­to­gra­phie confiée par la famille

« Je pré­fère prendre trente ans que d’être le père d’un bâtard. » Ces mots gla­çants auraient été pro­non­cés en pri­son selon Le Parisien par l'assassin pré­su­mé de Shaïna Hansye, 15 ans, retrou­vée brû­lée vive dans le caba­non d'un jar­din ouvrier de Creil (Oise) en octobre 2019. Mineur de 17 ans au moment des faits, l'homme péro­re­rait depuis sa cel­lule pour avoir « tué sa copine qui était une pute qu’il avait mise enceinte », selon les témoi­gnages de co-​détenus retrans­crits par le quotidien.

En paral­lèle de ces outrages, l'avocate de la famille de Shaïna, Me Negar Haeri, a annon­cé le 1er juillet qu'Ousmane ou Driss – selon les pré­noms d'emprunt que lui donne la presse – serait bel et bien jugé devant la Cour d'assise des mineurs pour le crime qu'on lui impute. « Une étape impor­tante » et un « sou­la­ge­ment » pour les parents et le grand-​frère de Shaïna, qui luttent pour que jus­tice lui soit ren­due et frayent avec la défense de l'accusé. En 2021, ce der­nier avait fait appel de son ren­voi devant la Cour d'assises. La chambre de l’instruction de la Cour d’appel d’Amiens a reje­té cet appel et confirme donc le ren­voi du jeune homme, dans un pro­cès dont la date n'est pas encore connue.

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Ousmane est accu­sé d'avoir ten­du un guet-​apens à sa vic­time dans cet endroit iso­lé de la cité du Plateau de Creil après qu'elle lui a annon­cé qu'elle était enceinte de lui. La jeune fille a été poi­gnar­dée à plu­sieurs reprises avant d'être brû­lée vive. Ce gar­çon avec qui elle avait entre­te­nu une fugace liai­son a rapi­de­ment été mis en exa­men et pla­cé en déten­tion provisoire.

Le cal­vaire de Shaïna Hansye, deve­nue sym­bole de l'extrême vio­lence patriar­cale de notre socié­té, avait démar­ré deux ans plus tôt, à l'instigation d'autres mis en cause. Elle avait été vic­time d'un viol col­lec­tif en 2017, à 13 ans. Une vidéo des faits requa­li­fiés par le par­quet en agres­sion sexuelle en réunion avait été dif­fu­sée sur les réseaux sociaux par les auteurs. Dans cette affaire, trois hommes ont pris des peines de pri­son avec sur­sis en mars 2022. Devant la légè­re­té des peines, le par­quet a fait appel pour l'ensemble des condamnés.

Lire aus­si l Agression sexuelle col­lec­tive de Shaïna Hansye : le par­quet fait appel pour l’ensemble des mis en cause

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