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© Aboodi Vesakaran

Érythrée : le viol des femmes tou­jours une arme de guerre mal­gré la fin du conflit

Selon un rap­port d’Amnesty inter­na­tio­nal (AI) publié ce mar­di, des sol­dats éry­thréens ont conti­nué à vio­ler et à exé­cu­ter des civils au Tigré mal­gré la signa­ture d’un accord de paix ayant mis fin au conflit dans cette région du nord de l’Ethiopie.

Amnesty inter­na­tio­nal (AI) a publié ce mar­di un rap­port dans lequel elle affirme que des sol­dats éry­thréens ont conti­nué à vio­ler et à exé­cu­ter des civils au Tigré mal­gré la signa­ture d’un accord de paix ayant mis fin au conflit dans cette région du nord de l’Ethiopie, le 02 novembre 2022. Ce conflit qui oppo­sait le gou­ver­ne­ment fédé­ral éthio­pien au Front popu­laire de libé­ra­tion du Tigré (FPLT) a été le conflit le plus meur­trier de ce début de XXIe siècle. Cette guerre a duré deux ans et aurait fait entre 385 000 et 600 000 morts.

On apprend que des femmes ont été rete­nues cap­tives et vio­lées pen­dant plu­sieurs mois par des mili­taires éry­thréens entre le 1er novembre 2022 et le 19 jan­vier 2023, autour de la loca­li­té de Kokob Tsibah, à envi­ron 20 km de la fron­tière avec l’Erythrée. « Nous nous sommes entre­te­nus avec 11 femmes ayant été vic­times de viols et d’esclavage sexuel dans le sous-​district de Kokob Tsibah, où plus de 40 femmes ont décla­ré à une orga­ni­sa­tion de la socié­té civile locale avoir été vic­times de viols et d’esclavage sexuel après la signa­ture de l’ACPH. Certaines femmes ont été vio­lées dans un camp mili­taire des FDE, d’autres chez elles ou dans des loge­ments dont les FDE avaient pris pos­ses­sion » a décla­ré Amnesty International sur leur site. « Les cas de viol et d’esclavage sexuel recen­sés dans le sous-​district de Kokob Tsibah peuvent être consi­dé­rés comme s’inscrivant dans le cadre d’une attaque géné­ra­li­sée et sys­té­ma­tique contre la popu­la­tion civile et peuvent consti­tuer des crimes contre l’humanité », a ajou­té l’association.

Lire aus­si l Avec l'association Loba, la danse se fait thé­ra­pie pour les femmes vic­times de vio­lences en temps de conflit

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