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Les anti­bio­tiques pour cys­tite sans ordon­nance, c’est pour 2024

Cette nou­veau­té, qui va sim­pli­fier la vie des patientes, fait par­tie du plan de finan­ce­ment de la sécu­ri­té sociale (PLFSS) voté début novembre.

La Première ministre l’avait annon­cé en août, mais sans date d’entrée en vigueur : les anti­bio­tiques pres­crits pour soi­gner les infec­tions uri­naires (mais aus­si les angines) devraient enfin être dis­po­nibles sans ordon­nance, direc­te­ment en phar­ma­cie, en 2024. En effet, ce nou­veau pro­to­cole fait par­tie du pro­jet de loi por­tant sur le bud­get de la Sécurité sociale, qui a été adop­té en pre­mière lec­ture à l’Assemblée natio­nale same­di 4 novembre. L’article 25 du pro­jet sti­pule : “Afin de ren­for­cer des par­cours d’accès sim­pli­fiés pour les patients en cas d’angine ou de cys­tite aiguë simple, la mesure ouvre la pos­si­bi­li­té aux phar­ma­ciens d’officine, pour les cas ne pré­sen­tant pas de fac­teur d’alerte spé­ci­fi­que­ment iden­ti­fié dans les cri­tères de la Haute Autorité de san­té, de réa­li­ser l’entretien d’orientation et de déli­vrer les trai­te­ments, y com­pris lorsqu’il s’agit d’antibiotiques, sur la base des résul­tats des tests.”

Une pro­cé­dure sim­pli­fiée et acces­sible à toutes

Concrètement, com­ment va se dérou­ler ce nou­veau pro­to­cole ? “Le phar­ma­cien va pou­voir effec­tuer un TROD [test rapide d’orientation diag­nos­tique, soit un test sous forme de ban­de­lette, ndlr] pour voir s’il s’agit d’une infec­tion bac­té­rienne ou non et ensuite pou­voir pres­crire un anti­bio­tique. On donne alors un pot pour l’urine à la patiente, qui le ramène chez elle puis le donne en phar­ma­cie”, décrypte Cyril Colombani, pré­sident de l’Union des phar­ma­ciens d’officine dans les Alpes-​Maritimes. Il ajoute : “C’est enca­dré et vali­dé par la HAS [Haute Autorité de san­té]”. Les anti­bio­tiques fré­quem­ment pres­crits en cas d’infection uri­naire sont le fosfomycine-​trométamol et le pivmécillinam.

Si, jusqu’à pré­sent les pharmacien·nes n’étaient pas autorisé·es à pres­crire, cette déci­sion devrait per­mettre de désen­gor­ger les cabi­nets médi­caux. “À l’heure actuelle, ce sont les patientes qui payent les pots cas­sés, car à par­tir du ven­dre­di, 16 heures, on n’a plus accès à un méde­cin,” rap­pelle Cyril Colombani, qui se dit “ravi d’avoir cette pos­si­bi­li­té”.

Actuellement, le pro­to­cole sans ordon­nance n’est déli­vré que sous cer­taines condi­tions contrai­gnantes : ne sont concer­nées que cer­taines phar­ma­cies adhé­rentes à des centres de san­té locaux, les CPTS (com­mu­nau­tés pro­fes­sion­nelles ter­ri­to­riales de san­té) et MSP (mai­sons de san­té plu­ri­dis­ci­pli­naire) et ayant mis en place des pro­to­coles de coopé­ra­tion. Il est éga­le­ment réser­vé aux femmes de moins de 65 ans. Ce nou­veau pro­to­cole sim­pli­fié et acces­sible à toutes devrait prendre effet à publi­ca­tion des décrets d’application.

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