Zita Hanrot : « Je ne me remet­trai jamais de la perte de mes cochons d'Inde »

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Dans La Vie sco­laire, de Grand Corps Malade et Mehdi Idir, Zita Hanrot incarne Samia, jeune CPE qui débarque d’Ardèche dans un col­lège un peu cor­sé de Seine-​Saint-​Denis. Un rôle de pre­mier plan pour cette comé­dienne cou­ron­née en 2015 du césar du meilleur espoir fémi­nin pour Fatima, de Philippe Faucon. 

Causette : Les livres mar­quants de la « biblio­thèque » de vos parents ?
Zita Hanrot : Le Monstre d’or. Il s’agit d’un livre qu’a illus­tré ma mère quand j’étais petite. Je me sou­viens de ses illus­tra­tions magni­fiques qui fai­saient à la fois peur et rêver ! Et Tortilla Flat, de John Steinbeck, un livre sur l’amitié d’une bande de joyeux lurons en Californie, que j’ai lu quand j’étais ado. Ça m’a beau­coup mar­quée, cette façon hip­pie de vivre sans attache.

Les lieux de votre enfance ?
Z. H. : Les Alpes et le Sud, à Marseille !

Que faites-​vous dans vos périodes d’excitation ?
Z. H. : Je les laisse gran­dir et ne fais rien pour les cal­mer, car ces périodes sont tel­le­ment agréables. Elles se passent géné­ra­le­ment dans le travail.

Que faites-​vous dans vos périodes de dépres­sion ?
Z. H. : Je vais chez le psy.

Une grande his­toire d’amour avec une per­sonne du même sexe ?
Z. H. : Marilyn Monroe, car c’est ­l’inverse de moi. Ce serait inté­res­sant, mais un peu com­pli­qué aussi !

Avec qui aimeriez-​vous entre­te­nir une longue cor­res­pon­dance ?
Z. H. : Avec des guides de mon­tagne des Alpes pour par­ler de ces endroits recu­lés, per­chés et inac­ces­sibles qu’il faut conti­nuer à pro­té­ger. Et une autre cor­res­pon­dance avec des natifs de Marseille pour dis­cu­ter de la poli­tique de cette ville qui est très contestable.

Vous créez votre mai­son d’édition. Qui publiez-​vous ?
Z. H. : Les illus­tra­tions de ma mère. Elle pré­pare en ce moment des por­traits de délo­gés à Marseille.

Vous tenez salon. Qui invitez-​vous ?
Z. H. : Melissa McCarthy, Paul McCartney, Sidney Lumet et Grand Corps Malade bien sûr.

Votre remède contre la folie ?
Z. H. : Aller boire l’apéro avec des amis. Ça marche à chaque fois.

Si vous aviez une seule ques­tion à poser à Freud ?
Z. H. : Je lui deman­de­rais s’il pen­sait que c’était une bonne chose de psycha­nalyser toute sa famille. 

La chose indis­pen­sable à votre liber­té ?
Z. H. : Mes jambes !

Le deuil dont vous ne vous remet­trez jamais ?
Z. H. : Mes cochons d’Inde quand j’étais petite, qui se sont tous sui­ci­dés avec du lau­rier rose.

Que trouve-​t-​on de par­ti­cu­lier dans votre « chambre à vous » ?
Z. H. : Un tableau de ma tante, abs­trait. C’est une grande fleur qu’elle a peinte.

Vous démar­rez un jour­nal intime. Quelle en est la pre­mière phrase ?
Z. H. : Sûrement pas « cher jour­nal ». Je lui par­le­rais un peu plus mal parce que c’est de l’intime. Il n’y a donc pas besoin d’être poli !

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