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De gauche à droite : Amélie Grassi et Anne-Claire Le Berre. © capture écran @ameliegrassi - @transatjacquesvabre

Qui sont Amélie Grassi et Anne-​Claire Le Berre, les deux copines de la Transat Jacques-Vabre ?

La Transat Jacques-​Vabre, dont seule une par­tie des bateaux a pu quit­ter Le Havre en rai­son de la tem­pête, a démar­ré dimanche der­nier. Elle compte trois binômes fémi­nins. Dont celui com­po­sé par Amélie Grasse et Anne-​Claire Le Berre. 

Dix-​huit femmes sur 180 marins se sont enga­gées au départ de la Transat Jacques-​Vabre, dimanche. Parmi elles, trois duos 100 % fémi­nins se sont élan­cés cette année pour cette sei­zième édi­tion par­tie du Havre dont le départ a été com­pli­qué par la tem­pête Ciaran. Dont les navi­ga­trices Amélie Grassi et Anne-​Claire Le Berre. Les deux femmes visent une place aux avant-​postes qui vien­drait récom­pen­ser trois ans d’amitiés et d’aventures. 

Toutes les deux ont com­men­cé la voile “bébé”. Amélie, fille de deux marins, s’est rêvée skip­peuse pro­fes­sion­nelle en allant assis­ter ado au départ de la Mini Transat. Anne-​Claire a été dès son ado­les­cence membre de l’équipe de France de voile olympique.

“On s’est ren­con­trées à la salle de sport à Lorient (Morbihan) en 2021, le cou­rant est pas­sé et on s’est tapé dans la main pour par­tir ensemble en Italie faire des régates sur le Mini d’Anne-Claire. On a pas­sé deux mois à vivre dans un camion, cela nous a beau­coup sou­dé”, se sou­vient Amélie Grassi. “Pour beau­coup de duos, c’est juste du tra­vail. Nous, on est proches, on se voit le week-​end pour com­plè­te­ment autre chose. C’est une chance de pou­voir navi­guer à ce niveau avec quelqu’un qu’on appré­cie”, lance à l’AFP Amélie Grassi, skip­peuse du Class 40 La Boulangère Bio.

Plus de dix ans séparent les deux amies, Amélie Grassi a 29 ans, Anne-​Claire Le Berre, 41. L’une est grande, l’autre plus petite, mais ces deux skip­peuses par­tagent le même sou­rire cha­leu­reux en évo­quant leur par­cours en commun.

Après leur périple en Italie, Anne-​Claire a été direc­trice tech­nique pour la construc­tion de l’Imoca de Samantha Davies (Initiatives Coeur) : “Mais j’avais envie de reve­nir au large. Amélie est venue me voir en me disant : ‘Maintenant c’est à toi de venir sur mon bateau’”, se sou­vient la navigatrice.

L’amitié plus forte que les galères

Les voi­là donc dans le même bateau. “On se com­plète. Lors des départs, elle va bar­rer et faire la tac­tique proche, car elle a tout le pas­sif voile olym­pique. Moi, je serai plus stra­té­gie géné­rale et réglages, car je connais le bateau par cœur. La répar­ti­tion des rôles est facile”, sou­ligne Amélie Grassi, qui habite à Lorient.

En trois ans, elles ont déjà vécu leur lot de “galères” au large. “Sur la Normandy Channel Race en 2022, on a dû faire demi-​tour à mi-​chemin dans la tem­pête après une ava­rie. La course était pliée spor­ti­ve­ment, mais on s’est mis un coup de pied au cul et on a ter­mi­né 19e [sur 30, ndlr], raconte Anne-​Claire Le Berre.”C’était vrai­ment dur de repar­tir après cinq heures d’escale, une cor­vée. J’avais pas envie… Anne-​Claire a trou­vé les mots justes”, dit Amélie, pour qui les épreuves ont “cimen­té [leur] confiance l’une en l’autre”. “Être amies, c’est vrai­ment une force, sur­tout dans les galères. La course en double cela crée une rela­tion assez pro­fonde, nous encore plus. Et quand on passe la ligne d’arrivée, on sait qu’on a tou­jours bien rigo­lé, même après vingt-​deux jours de voyage dans un espace confi­né”, relève Anne-Claire.

Dans un uni­vers encore essen­tiel­le­ment mas­cu­lin, les deux navi­ga­trices sou­haitent aus­si “mon­trer l’exemple”. “Si on regarde le départ, c’est sûr que c’est pas com­plè­te­ment mixte [18 enga­gées femmes sur 180 marins à la Transat Jacques-​Vabre 2023], mais à chaque fois qu’une femme per­forme, on s’identifie”, estime Amélie. “Des vic­toires comme celle de Florence Arthaud (Route du rhum 1990) ou Ellen MacArthur (Route du rhum 2002), ça per­met de consta­ter que c’est un sport qui pour­rait être mixte”, ajoute-t-elle.

Bousculées par les condi­tions dif­fi­ciles du départ dimanche au large du Havre, les deux copines ont ter­mi­né 10e (sur 45 bateaux Class 40) d’une pre­mière étape inédite à Lorient pour la Transat Jacques-​Vabre 2023, en rai­son de la tem­pête Ciaran. Affichant moins de deux heures sur le vain­queur de la pre­mière étape (Alla Grande Pirelli), elles sont encore en course pour jouer la tête du clas­se­ment, à l’arrivée en Martinique.

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