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© Ayo Ogunseinde

Un pre­mier diplôme de coif­fure dédié aux che­veux bou­clés, fri­sés et cré­pus va enfin voir le jour en France

Accessible après le CAP coif­fure, cette for­ma­tion de deux cents heures sera pro­po­sée en Ile-​de-​France, en Provence-​Alpes-​Côte d’Azur, en Moselle, en Normandie et dans l’Hérault, d’après Le Monde.

Il était temps ! Dès la ren­trée, le pre­mier diplôme dédié aux che­veux bou­clés, fri­sés et cré­pus va voir le jour. Le Certificat de Qualification Professionnelle (CQP) de la coif­fure concer­ne­ra (enfin) tous les types de che­veux. Avant cela, il n’existait aucune for­ma­tion recon­nue par l’État pour apprendre aux apprenti·es coiffeur·euses à s’occuper des che­veux bou­clés à cré­pus. Certain·es d’entre elleux ne pou­vaient donc pas répondre à la demande des client·es aux che­veux texturés.

D’après Le Monde, cinq centres déli­vre­ront un cer­ti­fi­cat recon­nu par l’État pour le coif­fage des che­veux tex­tu­rés. Accessible après le CAP (​Certificat d'aptitude pro­fes­sion­nelle) coif­fure, cette for­ma­tion de deux cents heures sera pro­po­sée en Ile-​de-​France, en Provence-​Alpes-​Côte d’Azur, en Moselle, en Normandie et dans l’Hérault.

Si ce diplôme voit enfin le jour, il faut dire mer­ci à Aude Livoreil-​Djampou. Fondatrice des salons de coif­fures Studio Ana’e, des­ti­nés à tous les types de che­veux (raides à cré­pus), mais éga­le­ment doc­teure en chi­mie, coif­feuse, for­ma­trice et consul­tante cer­ti­fiée, elle avait ren­con­tré il y a 8 ans le Ministère de l'Éducation Nationale et les orga­ni­sa­tions de la coif­fure UNEC et CNEC * pour les convaincre de créer un diplôme de coif­fure des che­veux fri­sés et cré­pus. Dans un post Instagram, dans lequel elle avait annon­cé le lan­ce­ment du diplôme, Aude Livoreil-​Djampou en a pro­fi­té pour rendre hom­mage à celles et ceux qui se sont battu·es pour que le coif­fage des che­veux tex­tu­rés soit ensei­gné dans les écoles de coiffure.

Au sein de la for­ma­tion dédiée aux che­veux bou­clés, fri­sés et cré­pus, les coiffeur·euses appren­dront les com­pé­tences et tech­niques de coif­fure spé­ci­fiques à ces types de che­veux. « Ils vont étu­dier la bio­lo­gie en appre­nant ce qu'est un che­veu fri­sé du point de vue de sa struc­ture molé­cu­laire. […] Il y a cette forme à appré­hen­der, cette élas­ti­ci­té extra­or­di­naire du che­veu qui change de forme et de lon­gueur en per­ma­nence, car cela oblige le coif­feur à pen­ser son geste dif­fé­rem­ment, » a indi­qué Aude Livoreil-​Djampou, dans un entre­tien accor­dé à Marie Claire en juin dernier.

* Union Nationale des Entreprises de Coiffure et Conseil National Entreprises Coiffure

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