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© Capture d'écran BFMTV

Féminicide de Julie Douib : réclu­sion cri­mi­nelle à per­pé­tui­té en appel pour Bruno Garcia-Cruciani


Le ver­dict du pro­cès en appel de l’ex-compagnon de Julie Douib est tom­bé ce ven­dre­di 27 jan­vier. L’ homme est condam­né à la réclu­sion cri­mi­nelle à per­pé­tui­té pour avoir tué son ex-​compagne, ain­si qu'au « retrait total de l’autorité paren­tale » sur ses deux fils.

Presque quatre ans après l'assassinat de Julie Douib, Bruno Garcia-​Cruciani est condam­né à per­pé­tui­té dans la soi­rée du 27 jan­vier en appel aux assises de Corse-​du-​Sud, assor­tie d'une peine de sûre­té de 22 ans. La pré­si­dente de la cour d'assise a éga­le­ment pro­non­cé le « retrait total de l’autorité paren­tale » sur ses deux fils. Lors de son pro­cès en pre­mière ins­tance, en juin 2021, l'ex-compagnon avait été condam­né à la même peine. Jugeant qu’il n'« avait pas un pro­cès équi­table et niant toute pré­mé­di­ta­tion », Bruno Garcia-​Cruciani avait fait appel selon Ouest France.

Sept jours après l'ouverture du pro­cès en appel, l’avocate géné­rale avait pro­non­cé son réqui­si­toire en ce début de ven­dre­di après-​midi. Catherine Lévy s’est d’abord adres­sée à la famille de Julie Douib pour recon­naître qu'il y a « eu des man­que­ments », comme ça avait été le cas en pre­mière ins­tance. Elle a ensuite rap­pe­lé les traits de per­son­na­li­té de l’accusé qui avait été décrite par un psy­chiatre comme une « per­son­na­li­té para­noïaque inquié­tante », d'après France Bleu, avant de requé­rir la même condam­na­tion qu’en pre­mière instance. 

Une femme pas « suf­fi­sam­ment protégée »

Bruno Garcia-​Cruciani a tué le 3 mars 2019 à l'Île-Rousse son ex-​compagne, lais­sant leurs deux enfants sans mère. L'ex-compagnon s’était ren­du au domi­cile de Julie Douib, alors qu’ils étaient sépa­rés depuis sep­tembre 2018, et lui avait tiré des­sus. La femme de 34 ans avait été décou­verte gisant dans son sang sur son balcon. 

Selon l'enquête, Bruno Garcia-​Cruciani avait mené « une traque » sur son ex-​compagne. L’homme s’était pré­sen­té au domi­cile de Julie Douib armé d’un pis­to­let Glock 17 équi­pé d’un silen­cieux. Il avait tiré à trois reprises sur la jeune femme, dont deux tirs mor­tels au tho­rax et au bras gauche. Julie Douib aurait eu le temps de pro­non­cer les mots « il m’a tuée » avant de mou­rir, selon le témoi­gnage de sa voi­sine à l'AFP.

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Durant les mois pré­cé­dant son meurtre plu­sieurs plaintes avaient été dépo­sées par la vic­time ain­si, son père ain­si que le meur­trier pour vio­lence, vol, dégra­da­tion ou injures non publique qui avaient été clas­sés sans suite. Deux autres per­sonnes, des proches de Bruno Garcia-​Cruciani impli­quées dans le meurtre, avaient été mises en exa­men pour « des­truc­tion de docu­ments ou objets concer­nant un crime ou délit pour faire obs­tacle à la mani­fes­ta­tion de la véri­té »​et ren­voyées devant le tri­bu­nal cor­rec­tion­nel de Bastia.

Ce fémi­ni­cide avait empor­té une vive émo­tion. Marlène Schiappa, lorsqu’elle était secré­taire d’Etat à l’égalité homme-​femme, avait sou­li­gné le fait que la vic­time « n’a pas été suf­fi­sam­ment pro­té­gée ». Le 3 sep­tembre 2019, un Grenelle contre les vio­lences conju­gales a été orga­ni­sé et a débou­ché sur 46 mesures, dont notam­ment « le déploie­ment de bra­ce­lets anti-​rapprochement ».

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