justitia goddess goddess of justice goddess of truth
Statue de la déesse de la Justice (Piqsels)

Agressions sexuelles de Shaïna : entre neuf mois et un an de pri­son ferme requis par le par­quet pour les quatre prévenus

Shaïna, une jeune fille de 13 ans, avait subi plu­sieurs agres­sions sexuelles les 24 et 31 août 2017 à Creil (Oise). Un autre homme est mis en exa­men dans le cadre de son fémi­ni­cide, deux ans plus tard. 

Le minis­tère public a tenu compte du « très jeune âge » de ces « primo-​délinquants », selon l'avocat de la famille de Shaïna. Lundi et mar­di s'est tenu le pro­cès à huis clos de quatre gar­çons, jugés pour agres­sions sexuelles et vio­lences en réunion, cinq ans après le viol de la jeune fille de 13 ans, en 2017 à Creil (Oise).

L'adolescente a été assas­si­née en 2019, l'affaire est tou­jours en cours d'instruction, mais le mis en exa­men ne fait pas par­tie du groupe des quatre hommes, dont trois sont jugés pour ce qui s'apparente à une sor­dide tour­nante. En sep­tembre der­nier, Le Monde avait lon­gue­ment racon­té le cal­vaire de cette jeune fille, dont le fémi­ni­cide a conclu une courte vie faite d'une suc­ces­sion d'ultra vio­lence des gar­çons qu'elle a côtoyés à son encontre.

À l'issue de deux jours de pro­cès, le par­quet a requis mar­di deux ans de pri­son dont douze mois fermes contre l'ancien petit copain de la vic­time, alors âgé de 14 ans au moment des faits, rap­porte 20 Minutes. Le minis­tère public a éga­le­ment rete­nu contre lui le chef de « cap­ta­tion d’images de vio­lences et d’agressions sexuelles ». Neuf mois de pri­son ferme et six mois de sur­sis pro­ba­toire ont été requis contre deux de ses deux amis, âgés à l'époque de 14 et 16 ans. Tous les trois étaient ini­tia­le­ment mis en exa­men pour « viol aggra­vé, enre­gis­tre­ment d’images à carac­tère por­no­gra­phique et violences ». 

Deux ans de pri­son dont douze mois ferme ont, enfin, été récla­més pour le plus âgé des quatre pré­ve­nus, qui avait 17 ans en 2017. Le tri­bu­nal cor­rec­tion­nel pour enfants de Senlis doit rendre sa déci­sion le 1er mars.

« Pour eux, ce serait elle la fautive »

Le 31 août 2017, Shaïna porte plainte contre les quatre ado­les­cents pour des faits sur­ve­nus le même jour et une semaine plus tôt. Dans le récit qu'elle livre aux enquê­teurs, elle indique que son copain l'aurait obli­gée à se rendre dans un hôpi­tal désaf­fec­té en la mena­çant de dif­fu­ser une pho­to dénu­dée d'elle. Elle aurait alors subi de sa part, et deux de ses amis, des actes d'agressions sexuelles. Une vidéo, mon­trant la jeune fille par­tiel­le­ment dénu­dée, ten­tant de cacher son sexe sous les injures, a notam­ment été retrou­vée. Devant les poli­ciers, elle a éga­le­ment dénon­cé une agres­sion sexuelle sur­ve­nue quant à elle le 24 août, de la part du gar­çon de 17 ans. 

Me Negar Haeri, l'avocate de la famille de Shaïna, a expli­qué à 20 Minutes que les pré­ve­nus contestent l’agression. Ils ont main­te­nu, selon elle, « que c’est Shaïna qui vou­lait for­cer » son petit ami « à un rap­port sexuel, qu’il l’a fil­mée pour la dis­sua­der et qu’elle lui a ensuite fait un "coup de crasse" ». « Pour eux, ce serait elle la fau­tive », a sou­li­gné Parveen Hansye, sa maman, auprès du Parisien, indi­quant repar­tir « sans réponses, regrets ou par­dons de leur part ».

Deux ans après, Shaïna porte de nou­veau plainte, le 1er mai 2019, après avoir été pas­sée à tabac par ce même petit ami. Ces faits sont encore en cours d'instruction. Le 25 octobre de la même année, enceinte de quelques jours, elle a été poi­gnar­dée et brû­lée vive dans un caba­non à Creil. Le prin­ci­pal sus­pect, alors âgé de 17 ans, a eu une brève rela­tion avec elle. Il a été ren­voyé devant la cour d'assises des mineurs de l'Oise, rap­porte Le Monde, et fait appel de cette décision. 

Partager
Articles liés

Inverted wid­get

Turn on the "Inverted back­ground" option for any wid­get, to get an alter­na­tive sty­ling like this.

Accent wid­get

Turn on the "Accent back­ground" option for any wid­get, to get an alter­na­tive sty­ling like this.