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PMA : la demande tou­jours en hausse, les délais s'allongent

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Procédure de procréation médicalement assistée (PMA) au centre de fertilité du Groupe Hospitalier Diaconesses Croix Saint-Simon, à Paris. © JULIEN DE ROSA / AFP

Les demandes de pro­créa­tion médi­ca­le­ment assis­tée avec don de gamètes pro­gressent encore, tout comme les délais d'attente, deux ans après la pro­mul­ga­tion d'une réforme qui a ouvert la pro­cé­dure à davan­tage de femmes, indique jeu­di l'Agence de la biomédecine.


Les demandes de pre­mière consul­ta­tion pour une assis­tance médi­cale à la pro­créa­tion (AMP ou PMA) de la part de couples de femmes et de femmes seules ont bon­di de 25% à 7 216 demandes entre le second semestre 2022 et le pre­mier semestre 2023, selon l'agence. Elle a recen­sé au total, à fin juin, près de 30 000 demandes de ces nou­veaux publics, for­mu­lées depuis l'entrée en vigueur de la loi bioé­thique en août 2021, qui leur a ouvert l'accès à cette pro­cé­dure. "La demande reste extrê­me­ment forte" depuis la pro­mul­ga­tion de la loi. Il s'agit d'"une demande socié­tale qu'il faut prendre en compte de façon durable", explique Marine Jeantet, direc­trice géné­rale de l'Agence de la bio­mé­de­cine.
Parmi les femmes seules, plus de la moi­tié des deman­deuses sont âgées de 35 à 39 ans, tan­dis que 7% ont entre 18 et 29 ans, 18% entre 30 et 34 ans et 18% entre 40 et 45 ans. Pour les couples de femmes, la répar­ti­tion est "assez équi­table": 29% ont entre 25 et 29 ans, 29% entre 30 et 34 ans et 24% entre 35 et 39 ans. En ce qui concerne les couples femmes/​hommes, la majo­ri­té des deman­deuses se situe entre 30 et 39 ans (67%).

Des délais d'attente plus longs

Le délai moyen de prise en charge s'allonge lui aus­si : entre le second semestre 2022 et le pre­mier semestre 2023, il passe de 14,4 à 15,8 mois pour une AMP avec don de sper­ma­to­zoïdes et de 23 à 23,8 mois pour une AMP avec don d'ovocytes. "Nous avons ren­for­cé les moyens des centres, le gou­ver­ne­ment a fait un effort de finan­ce­ment", mais il y aus­si un pro­blème de recru­te­ment des per­son­nels, indique Marine Jeantet. Parmi les 5 400 demandeur·ses en attente de prise en charge avec don de sper­ma­to­zoïdes, figurent 41,1% de couples de femmes, 40,2% de femmes seules et 18,4% de couples hété­ro­sexuels. Le nombre de can­di­dats (autour de 600) au don de sper­ma­to­zoïdes reste stable "mais n'est pas suf­fi­sant pour faire face à l'augmentation mas­sive" des demandes, pointe l'agence.
Le nombre de can­di­dates au don d'ovocytes est lui en légère hausse (506 femmes au pre­mier semestre 2023, contre 495 au semestre pré­cé­dent). Une cam­pagne d'information en cours pour inci­ter les jeunes et les per­sonnes deve­nues récem­ment parents à faire des dons de gamètes se pour­suit jusqu'en janvier.

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