Maud Wagner, la tatoueuse cir­cas­sienne

Contorsionniste et tra­pé­ziste, c’est en ren­con­trant l’homme le plus tatoué d’Amérique, au début du XXe siècle, que Maud Wagner se lance le défi de deve­nir la pre­mière femme tatoueuse. Un pari fou qu’elle mène­ra… haut la main.

maud stevens wagner
© Wikipédia

En février 1877, dans les plaines du Kansas, au beau milieu des États-​Unis, tan­dis que le pays voit dis­pa­raître l’escla­vage et appa­raître ses pre­miers che­mins de fer, Sarah Jane McGee donne nais­sance à une petite fille. Aux côtés de son mari, David Van Buran Stevens, elle est loin d’imaginer que la peau imma­cu­lée de son bébé sera presque inté­gra­le­ment tatouée dans une tren­taine d’années. Non, elle ne se doute pas qu’elle vient de mettre au monde une femme bien déci­dée à le chan­ger. Issus d’un milieu très modeste, Sarah et David lui choi­sissent un pré­nom d’origine ger­ma­nique qui signi­fie « force » et « bou­clier ». Ainsi bap­ti­sée, Maud Stevens est prête à tout affron­ter. 

Dès son plus jeune âge, la fillette révèle une impres­sion­nante maî­trise de son corps et des pré­dis­po­si­tions pour les acro­ba­ties : une aubaine[…]

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