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109 endométriose 2 © Camille Besse
© Besse

Endométriose : un shoot de tes­to pour lut­ter contre les dou­leurs ?

Hors du cir­cuit médi­cal, une poi­gnée de femmes atteintes d'endométriose s’injectent tous les mois de la tes­to­sté­rone pour lut­ter contre leurs dou­leurs. Si cette hor­mone a des pou­voirs antal­giques connus de cer­tains méde­cins, elle n’est pour­tant pro­po­sée dans aucun pro­to­cole de prise en charge de la mala­die.

« Depuis que je prends de la tes­to, je vis ma meilleure vie », lance Fanny Godebarge, 33 ans. Si Fanny s’injecte de la testo­stérone depuis presque un an, ce n’est pas parce qu’elle veut « tran­si­tion­ner ». Ce sont ses dou­leurs d’endométriose, diag­nos­ti­quée il y a deux ans après des années d’errance thé­ra­peu­tique et de trai­te­ments qui ne la sou­la­geaient pas, qui la poussent à prendre des hor­mones « mas­cu­lines ». « Depuis mes 11 ans, j’avais mal pen­dant mes règles. Mal à avoir envie de me foutre en l’air. Depuis mars 2019, je prends de la tes­to­sté­rone une fois par mois. Dès la deuxième prise, mes dou­leurs de règles ont qua­si­ment dis­pa­ru. » Présidente de Cyclique, une pla­te­forme queer inclu­sive sur la san­té gyné­co­lo­gique, Fanny évo­lue dans les cercles mili­tants fémi­nistes où cette infor­ma­tion com­mence à se dif­fu­ser. « J’ai beau­coup d’amis trans qui m’ont dit qu’avec la tes­to, au bout d’un moment, les règles ne venaient plus. Et qu’avant cela, la dou­leur dis­pa­rais­sait. J’ai vou­lu essayer. Franchement, je n’avais plus rien à perdre. » 

Fanny retrouve tous les mois quelques[…]

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