109 endométriose 2 © Camille Besse
© Besse

Endométriose : un shoot de testo pour lutter contre les douleurs ?

Du 2 au 8 mars, c’est la semaine de l’endométriose. Hors du circuit médical, une poignée de femmes s’injectent tous les mois de la testostérone pour lutter contre leurs douleurs. Si cette hormone a des pouvoirs antalgiques connus de certains médecins, elle n’est pourtant proposée dans aucun protocole de prise en charge de la maladie.

« Depuis que je prends de la testo, je vis ma meilleure vie », lance Fanny Godebarge, 33 ans. Si Fanny s’injecte de la testo­stérone depuis presque un an, ce n’est pas parce qu’elle veut « transitionner ». Ce sont ses douleurs d’endométriose, diagnostiquée il y a deux ans après des années d’errance thérapeutique et de traitements qui ne la soulageaient pas, qui la poussent à prendre des hormones « masculines ». « Depuis mes 11 ans, j’avais mal pendant mes règles. Mal à avoir envie de me foutre en l’air. Depuis mars 2019, je prends de la testostérone une fois par mois. Dès la deuxième prise, mes douleurs de règles ont quasiment disparu. » Présidente de Cyclique, une plateforme queer inclusive sur la santé gynécologique, Fanny évolue dans les cercles militants féministes où cette information commence à se diffuser. « J’ai beaucoup d’amis trans qui m’ont dit qu’avec la testo, au bout d’un moment, les règles ne venaient plus. Et qu’avant cela, la douleur disparaissait. J’ai voulu essayer. Franchement, je n’avais plus rien à perdre. » 

Fanny retrouve[…]

La suite est réservée aux abonné.es.

identifiez-vous pour lire le contenu

Partager
Articles liés
109 femme operation de stérilisation © Marie Boiseau pour Causette

Contraception : stérilise-​toi… Si tu peux !

La stérilisation est la méthode contraceptive la plus utilisée au monde. Bien qu'elle soit autorisée en France, les femmes qui l’envisagent se heurtent pourtant aux jugements des médecins et à des refus mal justifiés.

Causette102

Rapports douloureux : soigne ta chatte

Certaines femmes souffrent pendant les rapports sexuels. Plus fréquents qu’on ne le pense, ces troubles sont souvent mal diagnostiqués et les solutions pour y remédier mal connues.