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Asmahan, diva indomp­tée

Cette prin­cesse druze à la voix d’or a lut­té contre le pou­voir des hommes pour vivre sa fémi­ni­té et son art. De la Syrie à l’Égypte, elle a chan­té l’amour au ciné­ma et fri­co­té avec les ser­vices secrets bri­tan­niques, avant de dis­pa­raître mys­té­rieu­se­ment à 26 ans.

asmahane wikimedia
© Wikimedia

Asmahan aurait aimé être un oiseau. Le comble, c’est que sa voix sem­blait avoir des ailes. Virevoltante dans les airs, s’élevant, tour­nant et chu­tant pour remon­ter encore, sans sou­ci du ver­tige, sans craindre de périr. Le dan­ger, Asmahan n’y a jamais prê­té atten­tion : elle a choi­si de vivre avec. Elle est même née à ses côtés.

Le 25 novembre 1917, dans la nuit noire, un bateau quitte le port d’Istan­bul avec, à son bord, la famille El Atrache. Fahd, le père, est un prince syrien. À la suite de l’effondrement de l’Empire otto­man, il est contraint d’abandonner la pro­vince turque qu’il gou­ver­nait. Il veut rejoindre les mon­tagnes de son enfance, le dje­bel el-​Druze, dans le sud de la Syrie. La mer est agi­tée, l’embarcation mena­cée par les vagues. Fahd tient la main de ses deux fils, Fouad et Farid. Il tente aus­si de ras­su­rer Alia, son épouse, enceinte. Pendant la tra­ver­sée, au milieu de la[…]

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