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Aux États-​Unis, une femme née avec un double uté­rus donne nais­sance à deux bébés en deux jours

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© Snappyjenn / Openverse

Dans le Michigan, Kelsey Hatcher a accou­ché les mar­di 19 et mer­cre­di 20 décembre der­niers de deux petites filles issues de deux uté­rus dif­fé­rents. Une gros­sesse raris­sime, les chances d'avoir ain­si deux bébés étant d'"une sur un mil­lion".

Deux uté­rus, deux bébés, deux anni­ver­saires : la semaine der­nière, Kelsey Hatcher a don­né nais­sance à deux petites filles qu'elle a por­tées en même temps, dans deux uté­rus dis­tincts. La mère amé­ri­caine a 17 ans lorsque les méde­cins lui diag­nos­tiquent un double uté­rus, une ano­ma­lie congé­ni­tale rare qui touche 0,3 % des femmes dans le monde. Une affec­tion qui accroît les risques de déve­lop­per des fausses couches à répé­ti­tion ou de vivre des gros­sesses gémel­laires, d'après le site Passeportsanté. Aujourd'hui, Kelsey Hatcher a pu accou­cher de ses deux bébés en toute sécu­ri­té à l’hôpital uni­ver­si­taire de Birmingham en Alabama (UAB), à dix heures d'intervalle, selon le com­mu­ni­qué de l'institut médical.

À quelques semaines de gros­sesse, l'Américaine – déjà maman de trois enfants – s'est ren­due à une écho­gra­phie pour s'assurer du bon déve­lop­pe­ment de son fœtus, car elle avait remar­qué de légers sai­gne­ments. Durant le rendez-​vous médi­cal, elle demande à sa méde­cin d'également véri­fier son second uté­rus. "Dès qu'elle a dépla­cé l'appareil vers l'autre uté­rus, j'ai sur­sau­té", se sou­vient Kelsey Hatcher. "Il y avait un autre bébé. Nous n'arrivions pas à y croire". Selon une étude de 2017, les chances qu'une telle gros­sesse – appe­lée une gros­sesse "dica­vi­taire"- se pro­duise sont d'"une sur un mil­lion". "Deux bébés dans deux uté­rus ont été une véri­table sur­prise médi­cale", se remé­more à son tour la doc­to­resse Shweta Patel, gyné­co­logue de Kelsey Hatcher. Contrairement à une gros­sesse gémel­laire typique, "les bébés de Kelsey avaient cha­cun leur propre uté­rus, leur propre sac, leur propre pla­cen­ta et leur propre cor­don ombi­li­cal, ce qui leur don­nait plus d'espace pour gran­dir et se déve­lop­per", ajoute encore le doc­teur Richard O. Davis, qui a éga­le­ment sui­vi la patiente pen­dant sa grossesse. 

Un évé­ne­ment raris­sime, qui a atteint son apo­gée le 19 décembre der­nier, jour où Kelsey Hatcher a accou­ché du "bébé A", pré­nom­mée Roxi, par voie vagi­nale, avant de mettre au monde "bébé B", Rebel, le len­de­main par césa­rienne. "Kelsey accou­chait essen­tiel­le­ment dans l’utérus gauche tout en subis­sant le pro­ces­sus post-​partum dans l’utérus droit. Elle avait des contrac­tions pour bébé B pen­dant qu’elle allai­tait bébé A", détaillent ses méde­cins dans leur com­mu­ni­qué. Les deux petites filles sont consi­dé­rées comme des jumelles fra­ter­nelles, avec des dates d'anniversaire dif­fé­rentes. "En fin de compte, il s'agissait de deux bébés dans le même ventre en même temps. Elles avaient juste des appar­te­ments dif­fé­rents", explique le doc­teur Davis.

S'il s'agit bien d'une gros­sesse hors du com­mun, Kelsey Hatcher n'est pas la pre­mière à avoir don­né nais­sance à deux bébés de cette manière, comme le rap­pelle Libération. En effet, en 2019, un doc­teur au Bangladesh avait décla­ré à la BBC qu’une femme avait don­né nais­sance à une paire de jumeaux, un mois après avoir don­né nais­sance à un autre bébé déve­lop­pé dans son second utérus.

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