Monochrome Photo of Different Medicines Placed on Gray Surface
© Pavel Danilyuk / Unsplash

Méningite : de nou­veaux vac­cins obli­ga­toires pour pro­té­ger les nour­ris­sons d’ici à la fin de l’année

Devant la recru­des­cence des ménin­gites d’origine bac­té­rienne, la Haute Autorité de san­té recom­mande que les vac­cins option­nels contre cer­tains groupes de ménin­go­coques deviennent obli­ga­toires pour les nour­ris­sons. Cette exten­sion devrait entrer en vigueur d’ici au 1er jan­vier prochain.

La vac­ci­na­tion contre la ménin­gite, qui n’est actuel­le­ment obli­ga­toire chez les nour­ris­sons que face à une seule famille de bac­té­ries, doit le deve­nir plus lar­ge­ment pour contrer la recru­des­cence de ces mala­dies, a jugé la Haute Autorité de san­té (HAS) dans un avis ren­du public mer­cre­di 27 mars. “Si la mise en place de mesures bar­rières durant la crise de Covid-​19 a per­mis une baisse notable de ces infec­tions, les der­nières don­nées montrent une reprise de la cir­cu­la­tion des ménin­go­coques en France”, sou­ligne la HAS. Le nombre de cas d’infections inva­sives à ménin­go­coques a ain­si “aug­men­té de 72 % entre 2022 et 2023, pour s’élever à 560 cas”, annonce l’autorité sanitaire.

Les ménin­gites sont des infec­tions par­ti­cu­liè­re­ment graves du cer­veau et de la moelle épi­nière. Elles sont mor­telles une fois sur dix et, le reste du temps, pro­voquent sou­vent d’importantes séquelles neu­ro­lo­giques. Elles sont le plus sou­vent pro­vo­quées par un virus, mais aus­si par­fois par des bac­té­ries, dites ménin­go­coques. Face à celles-​ci, la vac­ci­na­tion est pos­sible, mais elle est com­pli­quée par l’existence de nom­breux groupes dif­fé­rents de méningocoques.

Infections meur­trières

Actuellement, la vac­ci­na­tion n’est obli­ga­toire que chez les moins d’un an pour les ménin­go­coques du séro­groupe C, même si elle est aus­si vive­ment recom­man­dée pour le séro­groupe B. Or, “les séro­groupes W et Y ont beau­coup pro­gres­sé notam­ment chez les nour­ris­sons et les jeunes”, sou­ligne la HAS, met­tant notam­ment en avant le carac­tère très meur­trier des infec­tions aux ménin­go­coques W. En consé­quence, l’autorité recom­mande main­te­nant de rendre obli­ga­toire la vac­ci­na­tion des moins d’un an contre les ménin­go­coques A, B, W et Y, de même tou­jours que C. La vac­ci­na­tion se ferait par un vac­cin unique – en deux doses – pour les quatre souches A, C, W et Y, et un autre pour la souche B. 

La HAS a aus­si amen­dé ses recom­man­da­tions pour les plus grands, même s’il ne s’agit cette fois pas de pas­ser à une obli­ga­tion. À l’heure actuelle, seule la vac­ci­na­tion contre les ménin­go­coques C est recom­man­dée jusqu’à 24 ans, mais uni­que­ment si elle n’a pas eu lieu quand le patient était bébé. Désormais, pour les ménin­go­coques A, C, W et Y, une nou­velle dose est recom­man­dée chez les 11–14 ans, quand bien même ils auraient bien été vac­ci­nés à moins d’un an. En revanche, la HAS ne recom­mande tou­jours pas le vac­cin anti-​méningocoque B chez les ado­les­cents et jeunes adultes, jugeant trop rares les infec­tions liées à cette souche dans cette tranche d’âge.

L’avis de la HAS était atten­du par le gou­ver­ne­ment. En décembre, la loi pour le finan­ce­ment de la Sécurité sociale avait anti­ci­pé cette recom­man­da­tion de la HAS et pré­ci­sé que l’extension d’obligation vac­ci­nale devrait entrer en vigueur d’ici au 1er jan­vier 2025, à l’appui d’un décret d’application émis par le Conseil d’État.

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